Accueil Édito

L’édito de Benoît Franchimont : la chute de Patrick Bruel

L’édito de Benoît Franchimont, rédacteur en chef.
Édito - Rédacteur en chef Temps de lecture: 2 min

L’affaire Bruel a pris une autre dimension encore la semaine dernière avec le témoignage d’une star, Flavie Flament. L’animatrice de télé a porté plainte pour viol contre le chanteur français. Les faits sont anciens, sans doute prescrits, mais cette plainte s’ajoute à une longue liste d’accusations d’abus sexuels. Au total, une trentaine de femmes ont témoigné contre le chanteur. Bruel est visé par au moins trois enquêtes pour viol et agression sexuelle en France et en Belgique. C’est énorme, bien trop pour que l’on puisse encore parler de complot ou d’élucubrations.

Alors, Bruel n’a pas le profil du délinquant sexuel. Pas le physique de gros dégueulasse à la Harvey Weinstein ou Gérard Depardieu. Sympa, sexy, séduisant, c’est même tout le contraire avec Bruel. Et c’est sans doute ce qui peut expliquer la sidération ou l’aveuglement de ses fans, à jamais convaincus qu’il est innocent. Bruel continue à faire salle comble au théâtre, et n’envisage pas d’annuler sa prochaine tournée, sourd à la pétition qui prend de l’ampleur, avec 20.000 signatures appelant à son boycott. Dans cette triste affaire, on assiste à la chute d’une icône. Bruel est présumé innocent, nie tout, n’est pas inculpé, n’a même pas encore été entendu par la police mais son image, sa réputation, sa carrière, son nom sont à jamais ternis par des témoignages concordants qui le présentent comme un prédateur sexuel.

L'actu en vidéo

 

Aussi en Édito

Voir plus d'articles

À la Une