Accueil Culture Livres

La romancière Vanessa Springora se confie : « Il fallait en finir avec ce cercle vicieux »

En deux livres, Vanessa Springora a créé un émoi salutaire pour elle et la société. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 3 min

L’auteure du « Consentement » et de « Patronyme » a mis à nu son passé pour mieux exister.

Le sens de vos deux livres, c’est de briser le silence ?

Ce n’était pas prémédité. Je voulais surtout dire et connaître la vérité. Ces histoires étaient falsifiées, mal racontées. Pour « Le consentement », je voulais donner ma propre version, qui se rapproche de la vérité. Et de fait briser le silence. Disons plutôt l’absence de condamnation des faits car ceux-ci étaient connus et proclamés par Gabriel Matzneff. Absence d’indignation des intellectuels, des médias, des maisons d’édition, des jurys de prix littéraires, comme s’ils ne voyaient rien. Pour « Patronyme », il s’agit d’un silence familial, sur le passé de mon grand-père, ses compromissions nazies qui ont détruit mon père. Il fallait en finir avec ce cercle vicieux.

Vous avez déclenché un cyclone il y a six ans !

Vous devez être abonné(e) pour pouvoir lire cet article

Découvrez toutes nos offres

J'en profite

Aussi en Livres

Voir plus d'articles

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs