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Les grandes luttes sociales : et les Frondeuses sortirent leur journal !

Un journal pour les femmes par des femmes ! Le 9 décembre 1897 à Paris sort « La Fronde », un quotidien qui défie la misogynie écrasante de l’époque. Une grande première signée de haute lutte. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 1 min

À l’heure où des femmes occupent le poste de rédactrice en chef, grand reporter ou éditorialiste, on a du mal à imaginer le combat des Frondeuses. C’est ce que retrace – avec soin et bonheur – Yoann Iacono, déjà célébré pour « Le Stradivarius de Goebbels ». L’auteur nous entraîne dans le projet fou de ces femmes avec les codes de la fiction, mais aussi le respect des faits historiques. Cette histoire nous ramène à la Belle Époque dans une société exclusivement patriarcale. La presse en est le reflet. Les titres ne manquent pas, tous masculins en diable. « Dans cet essaim de redingotes », une femme, Marguerite Durand, ancienne pensionnaire de la Comédie-Française, en vient à concevoir une véritable révolution : un journal conçu, dirigé, rédigé, fabriqué par des femmes ! Elle travaille au « Figaro » où elle subit le dédain quasi général de ses collègues en pantalon. Ces sarcasmes l’insupportent. Elle croise le fer avec son rédacteur en chef.

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