La Belgique de l’entre-deux-guerres : les funérailles solennelles d’Albert Ier
Le roi, grimpeur émérite, s’en est donc allé « bêtement » par une simple chute, laissant tout un pays dans le désarroi. Le lundi 19, à la nuit tombante, suivant l’usage établi en 1865 à la mort de Léopold Ier, le corps est ramené au palais de Bruxelles, à la lueur des flambeaux.
Après la cérémonie religieuse célébrée à Sainte-Gudule par l’archevêque de Malines en mitre blanche, l’inhumation eut lieu à la crypte royale de Laeken, dans une émotion pathétique, comme si chacun pressentait qu’une page de l’histoire du monde, ce jour-là, était en train de se tourner.
Les doutes sur la mort
On prête volontiers aux grands personnages de ne pouvoir mourir comme des gens ordinaires. L’explication de la mort du roi Albert par une chute accidentelle ne convainquit pas tout le monde. Des bruits circulèrent, et parfois circulent encore, parlant de suicide, d’attentat, voire de crime passionnel.










