La Belgique de l’entre-deux-guerres : Léopold accède au pouvoir
On n’avait plus, depuis la mort du Roi, pénétré dans son cabinet de travail. Quand on y entra, pour ranger ses papiers, on trouva ouvert sur son bureau, le dernier livre qu’il était en train de lire. C’était un ouvrage d’Aron et Dandieu : « La révolution nécessaire ». Au titre, Albert Ier avait ajouté ces mots écrits au crayon bleu : « … des esprits et des âmes ».
Le nouveau roi
Jamais roi des Belges montant sur le trône ne fut autant acclamé que Léopold, le vendredi 23 février 1934, traversant Bruxelles à cheval pour aller, au Parlement, prêter le serment constitutionnel. On a su plus tard qu’il eut le plus grand mal à quitter le château de Laeken, qu’il était agité de sanglots convulsifs et qu’il craignait de ne pas avoir la force de secouer une tristesse trop récente encore pour affronter cette nouvelle épreuve. Mais, à l’instant de partir pour la capitale, sa volonté maîtrisa sa douleur.










