« Le temps n’a pas adouci la douleur » : le discours du roi Philippe 10 ans après les attentats de Bruxelles (images)

Le roi Philippe a prononcé dimanche à Schuman un discours centré sur la mémoire, la résilience et la cohésion, lors de la dernière cérémonie officielle du 10e anniversaire des attentats du 22 mars 2016.
Le souverain a d’abord rendu hommage aux victimes, aux survivants et à leurs proches. Il a rappelé qu’ « il y a dix ans, un matin qui aurait dû ressembler à tous les autres », des actes « d’une barbarie inouïe » ont frappé la Belgique, « brisé des vies, bouleversé des familles et marqué notre pays ». « Nous n’oublierons jamais cette journée tragique », a-t-il affirmé.
Le roi a souligné que, pour de nombreuses victimes, « le temps n’a pas adouci la douleur », mais l’a rendue « plus silencieuse, plus intime, parfois plus lourde encore ». Il a aussi salué « le combat quotidien, visible ou invisible » des survivants ainsi que l’engagement des proches.
Le souverain a également remercié les services de secours, la police et la justice, tout en estimant que les terroristes avaient voulu « diviser notre société » sans y parvenir. « Ce qui devait nous désunir nous a précisément soudés », a-t-il déclaré.
Il a ensuite évoqué les défis persistants en matière de haine, de radicalisation et d’exclusion, estimant que la sécurité « se construit aussi dans les écoles ainsi que dans les quartiers », par « le dialogue, la culture ainsi que le travail social ».

Dans la dernière partie de son intervention, le Roi a plaidé pour une société plus attentive, où « la dignité humaine n’est pas négociable ». Il a conclu en répétant la même phrase en français, en néerlandais, en anglais et en allemand, affirmant croire « en la résilience de notre peuple, en la vigueur de nos institutions et en l’avenir serein et lumineux que nous ne pouvons écrire que tous ensemble ».
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