10 ans après les attentats de Bruxelles, la cicatrice est toujours vive : « C’était une zone de guerre »
Il est de ces matins ordinaires qui basculent dans l’horreur en quelques secondes. Le 22 mars 2016, Bruxelles s’éveille, des voyageurs pressés dans le hall des départs de Zaventem, des travailleurs qui descendent dans le métro… À 7h58, deux kamikazes déclenchent leurs bombes à Brussels Airport. 1h13 plus tard, une troisième explosion frappe une rame de métro à la station de métro Maelbeek.
Le chaos
En quelques minutes, la routine disparaît : sirènes d’ambulance, transports arrêtés, aéroport fermé, population aux abois. Le verdict est terrible : trente-cinq personnes sont mortes, 340 sont blessées dans ces attentats revendiqués par l’État Islamique. La Belgique vient de subir l’attaque terroriste la plus meurtrière de son histoire, menée par une cellule djihadiste liée aux attentats de Paris du 13 novembre 2015. Les enquêteurs établiront que les terroristes avaient prévu d’autres cibles, mais ont précipité leur passage à l’acte suite à l’arrestation à Molenbeek de Salah Abdeslam, quatre jours avant le 22 mars.









