Les Kennedy, une dynastie… royale
Ils n’ont jamais porté de couronne. Et pourtant, les Kennedy ont toujours eu l’allure royale. Dès les années 60, tout est en place. John F. Kennedy et Jacqueline Kennedy forment un couple présidentiel qui dépasse la politique. Lui incarne la jeunesse triomphante, elle impose une élégance qui fascine le monde entier. À la Maison-Blanche, chaque apparition est pensée, chaque image devient icône. Le pouvoir se met en scène, comme dans les grandes monarchies européennes.
Le destin bascule
Le jour de l’assassinat à Dallas, en 1963, son tailleur rose entre dans l’Histoire. Comme un symbole figé, presque monarchique, d’un règne brutalement interrompu. Refusant d’en changer, Jackie prolonge l’instant, impose le silence, inscrit le drame dans la mémoire collective. Car chez les Kennedy, très vite, le destin prend des allures de tragédie antique. Disparitions, accidents, drames familiaux : une succession d’épreuves qui nourrit ce que l’on appellera bientôt la « malédiction ». Mais cette répétition du drame participe aussi à la construction du mythe.










