Anthony Delon se confie sur la guerre fratricide qui déchire sa famille : « Je dis stop ! »

Depuis la disparition de l’acteur Alain Delon, en août 2024, ses trois enfants n’ont cessé de s’étriper à coup d’attaques judiciaires, de propos injurieux et de messages au bazooka postés sur les réseaux sociaux. Une saga aux multiples enjeux qu’il est parfois compliqué de suivre… « Je pense qu’il faut apaiser la situation, qu’il faut arrêter de se ridiculiser », nous glisse Anthony, le fils aîné de la fratrie, au téléphone. Il souligne que ces différends sont nés des frustrations de son demi-frère, Alain-Fabien, à la suite des dispositions testamentaires de leur père.
Alain-Fabien boute le feu au fauteuil d’Anthony !
Un nouvel incident est au cœur des « échanges » entre les deux frères ennemis. Anthony vient en effet de tourner une vidéo à Douchy montrant une partie du jardin… incendiée. De passage dans la propriété familiale, Alain-Fabien aurait bouté le feu au fauteuil dans lequel Anthony a l’habitude de s’asseoir avec ses chiens. Ne nommant pas directement son demi-frère, mais désignant un « esprit dérangé », Anthony commente dans la vidéo les images du jardin calciné : « Comme vous pouvez le constater, la pelouse est brûlée, et là il y a les cendres d’un incendie qui a été provoqué vendredi soir dans la nuit par l’esprit dérangé en question. Après avoir fait un gymkhana autour de la maison, il a foutu le feu sous les arbres, ce qui est très malin, devant la maison, en pleine nuit. Donc naturellement, un signalement a été fait auprès de la gendarmerie, il faut que les conneries s’arrêtent. Mais non, il n’est pas dérangé du tout ! » Et de rajouter : « Un an et demi que ce guignol emmerde son monde ! C’est la fin de la récré. Va travailler, tu verras, ça va t’ancrer dans la vraie vie… », conclut-il sur les réseaux. Ambiance…
S’il ne désire pas s’étendre sur le sujet dans une interview, l’aîné du clan Delon a pris cependant le temps de nous confier : « Il suffit de regarder les faits, de ne pas rapporter simplement les posts et tout le monde se rendra compte de la réalité, souligne Anthony. Le mec, il dit n’importe quoi. Si l’affaire d’Obba (Alain-Fabien accuse Anthony d’avoir fait tuer son chien Obba par balles, ndlr) est renvoyée en correctionnelle, la vérité éclatera. Car nous avons tous été auditionnés ! Et les témoins ont souligné qu’il avait abandonné ce chien pendant un mois et demi. Tout a été dit. S’il y a un jugement, ça sortira… »

Une guerre fratricide sans merci
Si les trois enfants Delon semblaient unis au moment du décès de leur père, les hostilités ont débuté dès la lecture du testament de la star française. Un document dans lequel Alain Delon favorisait sa fille Anouchka, lui léguant la moitié de sa fortune et ne laissant qu’un quart à chacun de ses deux fils. Une répartition jugée injuste par Alain-Fabien et qu’il n’a pas digérée, pour le dire gentiment. Le jeune homme estime que sa sœur a profité de l’état de santé déclinant de leur père pour lui faire modifier ses dernières volontés. Il a directement introduit une plainte au tribunal.
D’autres règlements de compte se sont invités dans l’équation, même si Anthony et Alain-Fabien semblaient dans un premier temps faire front commun contre leur sœur. Récemment, la guerre familiale a pris une autre tournure : au tour d’Anthony et d’Alain-Fabien de s’affronter. Le 19 mars dernier, Alain-Fabien a accusé son frère d’avoir ordonné l’exécution par balles du berger malinois Obba dans des conditions atroces, et de l’avoir laissé agoniser de longues minutes à Douchy, dans la propriété familiale. Des accusations fortes, et publiques !, qui déclenchent une plainte contre X de la fondation « 30 Millions d’amis ». Réaction immédiate d’Anthony Delon qui, excédé, porte plainte à son tour pour « dénonciation calomnieuse » à l’encontre de son demi-frère.
« La guerre est devenue sa seule raison de vivre »
Dans un long message, Anthony explose : « J’ai longtemps hésité avant de répondre, car comme je l’ai déjà dit, et mes actes le prouvent également, depuis la disparition de mon père, j’essaye de tout faire pour honorer sa mémoire, d’où mon absence au tribunal correctionnel le 17 mars ainsi que ma lettre à la présidente de ce même tribunal (ndlr : une audience dans le cadre du dossier opposant Anouchka Delon à ses frères Alain-Fabien et Anthony qu’elle poursuit en justice suite à la divulgation d’un enregistrement d’une conversation privée avec leur père). Je pense aujourd’hui être obligé malgré tout de me défendre face aux allégations, somme toute confuses, mais graves, mensongères et calomnieuses d’un esprit dérangé. Malheureusement, la guerre étant devenue sa seule raison de vivre et son seul moyen d’exister, cela ne s’arrêtera pas sans sanctions. »
Un message dans lequel il revient sur les circonstances de la mort d’Obba. « Le 18 août 2024, Alain Delon nous quitte. Loubo, son chien qu’il aimait tant, se retrouve orphelin. Il a besoin d’amour, d’être entouré et protégé. À 10 ans, il commence à se faire vieux lui aussi. Le 25 septembre 2024, près d’un mois plus tard, il (ndlr : comprenez Alain-Fabien) ne ramène pas à Douchy une petite chienne gentille et douce récupérée à la SPA pour tenir compagnie à Loubo, mais un mâle dominant, un tueur, un malinois de 5 ans en pleine force de l’âge, Obba, dont la particularité est qu’il doit avoir en permanence un objet dans la bouche, sinon il attaque et mord. » Et de poursuivre : « Il va, le temps d’un week-end, faire quelques photos avec le chien pour ses réseaux, puis l’abandonner un mois et demi durant. (…) C’est le régisseur de Douchy qui, la semaine, donne à manger à Obba, et la sécurité le week-end. Nous avons bien essayé de le socialiser, mais le chien présentait des attitudes de déséquilibré. » Et de rajouter qu’Obba a non seulement mordu un employé, mais aussi attaqué la mère de ses filles. Avant de revenir sur le jour de l’incident en question.

La morsure de trop
Le 2 novembre 2024, la route d’Obba croise la route du vieux Loubo. Il l’attaque, le mord et le traîne dans l’étang de la propriété. « J’ai demandé à la sécurité de tirer à deux reprises, d’abord en l’air, puis à côté, pensant qu’Obba lâcherait. Rien ! Il avait entraîné Loubo à un mètre du bord, dans la vase et les roseaux. « Comme un crocodile ! », a précisé l’agent de sécurité par la suite. La tête de Loubo était enserrée dans sa gueule, il était en sang, il ne se défendait plus. Obba était en train de le noyer, de le tuer. (…) J’ai choisi notre chien, Loubo, notre famille à tous, ce qui reste de vivant de notre père et du grand-père aussi. Il aurait dû faire preuve de gratitude, comme l’a fait le reste de la famille. Et si Loubo était mort… »
Et de conclure : « Naturellement, tout cela est malheureux, cela m’a rendu très triste, mais cet animal n’aurait jamais dû être abandonné dans notre propriété, c’est de l’inconscience. Contrairement à ce qui a été inventé de toutes pièces, Obba a succombé rapidement à ses blessures. Chaque fois que j’y pense, ça me fait mal, mais quand je regarde notre chien Loubo dans les yeux aujourd’hui, je sais. Et je sais qu’il sait. »
« Mon combat est terminé »
Une version des faits que conteste rageusement Alain-Fabien. Ce conflit fratricide qui complique encore un peu plus l’équation familiale éclate plus d’un an et demi après les faits, mais surtout, coïncidence ou non, quelques jours après qu’Anthony a choisi de ne pas se présenter au tribunal aux côtés de son frère pour faire face aux accusations de leur sœur : « Comme je l’ai dit de manière officielle, mon combat est terminé. Il a cessé d’être le jour où mon père est décédé, là où il l’a toujours voulu, dans sa maison de Douchy, en France. J’ai d’ailleurs, après cela, retiré la seule plainte que j’avais déposée, et ce contre ma sœur, pour propos diffamatoires. Je ne désire pas non plus qu’un avocat tienne des propos incendiaires et dégradants, parfois démesurés, à l’égard d’Anouchka, comme c’est de coutume dans ce genre d’exercice, ce que j’ai découvert à mes dépens ces dernières années. Cela fait du tort à notre famille, ainsi qu’au nom de mon père. »
Anthony Delon est visiblement excédé par le comportement de son petit frère. « À un moment, j’ai dit stop. Depuis le premier jour, j’ai dit que j’acceptais le testament tel qu’il était. Visiblement pas lui. Il a très mal pris que je ne le soutienne pas dans les attaques contre sa sœur. Je pense qu’il faut apaiser la situation, qu’il faut arrêter de se ridiculiser. Et puis, il a sorti l’histoire du chien, qui date d’il y a un an et demi ! Je n’ai aucun grief, à la base, contre les autres membres de ma famille. Dans la lettre écrite à la présidente, j’expliquais que je ne me défendrais pas, que je ne voulais pas qu’il y ait de surenchères et repartir pour un tour de manège. »

Anthony veut (malgré tout) l’apaisement
Les propos d’Alain-Fabien sur la prétendue cruauté d’Anthony ont fait sortir celui-ci de ses gonds : « C’est de la calomnie, j’ai été obligé de l’attaquer pour dénonciations calomnieuses, nous explique-t-il. C’est trop grave. Je me suis toujours occupé de mes animaux. J’ai été blessé par de tels propos. C’est terrifiant. Il suffit en fait de lire la déclaration que j’ai publiée sur les réseaux pour relever les incohérences. Je ne dis pas que les chiens sont violents, j’ai juste dit que les chiens avaient été enfermés pendant neuf mois ! » Une guerre via réseaux interposés dont se serait bien passé Anthony. « Il attaque, ça part dans tous les sens. Nous avons essayé d’éviter les scandales, mais c’est compliqué avec quelqu’un comme ça. »
De son côté, Alain-Fabien s’est défendu sur Instagram : « Ne cherche pas de justifications dans mes soi-disant comportements, complètement fantasmés, à ton acte de cruauté. Désormais, il te plaît de me faire passer pour un être “dérangé” en montant de toutes pièces cette histoire de feu dont je ne suis pas le responsable. »
Pas sûr que ces deux-là fêteront le prochain Noël ensemble…









