Programme télé de ce samedi 23 mai : notre sélection

À un saut de puce de la Belgique, ou même parfois à la frontière d’une rue, se niche une région riche en découvertes, les Hauts-de-France. Dans ce nouveau numéro d’Échappées belles, diffusé ce soir sur France 5, Jérôme Pitorin prend le contre-pied des clichés. Loin des images parfois caricaturales collées au nord de la France, l’émission dévoile une région profondément attachante, façonnée par son passé ouvrier, ses traditions populaires et surtout par la chaleur de ses habitants. Plutôt que de s’attarder sur les grandes villes touristiques – Lille est volontairement laissée de côté –, le voyage nous entraîne vers des territoires moins connus, mais riches d’histoires et de rencontres. De Valenciennes à Douai, en passant par les anciens bassins miniers, Jérôme Pitorin découvre une région qui a su transformer son héritage industriel en force identitaire.
Il est évidemment impossible d’évoquer les Hauts-de-France sans parler des terrils. Ces immenses collines noires, vestiges de l’exploitation minière, font aujourd’hui partie intégrante du paysage. Peu à peu recouverts de végétation, ils sont devenus des lieux de promenade et même de loisirs. Témoins silencieux d’une époque difficile, ils racontent aussi la capacité de toute une région à se réinventer sans oublier ses racines.
Mais ce sont surtout les habitants qui donnent toute sa saveur à cette escapade. L’émission met en lumière des traditions populaires encore bien vivantes, comme les majorettes, symbole d’un folklore joyeux et fédérateur. Derrière les costumes pailletés et les chorégraphies parfaitement réglées se cache une véritable passion transmise de génération en génération. Un esprit de village et de convivialité qui traverse tout le reportage.
Autre étape incontournable : les estaminets. Ces cafés typiques du Nord sont bien plus que de simples lieux où boire une bière. On y partage anecdotes et souvenirs, des chansons parfois, autour d’une cuisine généreuse et d’un accueil chaleureux. Dans ces établissements souvent décorés d’objets anciens, on retrouve l’âme populaire du Nord, celle où l’on prend encore le temps de discuter avec son voisin de table.
Parmi les découvertes les plus insolites du voyage figure le village de La Flamengrie, à la frontière franco-belge. Certaines rues y sont littéralement coupées en deux entre les deux pays, offrant des situations parfois étonnantes et un joyeux mélange des cultures. Une halte pleine de charme qui illustre parfaitement l’identité singulière de cette région frontalière.








