Le jury populaire belge est un système « hallucinant et archaïque » pour Nathalie dont la sœur a été tuée
Ils arrivent ensemble à l’interview, et c’est déjà une histoire en soi. Celle de Nathalie Weinber, sœur de Barbara, assassinée à Bruxelles en 2001. Celle aussi du commissaire Jean-Michel Le Moine, qui a mené l’enquête. Les yeux de la première s’embuent parfois ; la voix du second se voile encore lorsqu’ils évoquent la jeune femme. En vingt-cinq ans, le policier et Nathalie ne se sont jamais perdus de vue. C’est même lui qui est à l’origine de « Ma sœur Barbara, tuée deux fois » (Presses de la Cité). Son éditrice lui avait proposé un récit tiré de ses années d’enquêteur et du « lourd sac à dos » qui les accompagne. Il a immédiatement pensé à Barbara. « Cette histoire est hors normes à tous points de vue. Plus qu’un simple dossier dans une armoire à souvenirs, c’est une épreuve. Barbara ne pouvait pas partir comme ça. » Il en parle à Nathalie, pour qui la proposition tombe à pic : elle s’en empare.










