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Le jury populaire belge est un système « hallucinant et archaïque » pour Nathalie dont la sœur a été tuée

En mai 2001, Barbara est égorgée. Son ex-compagnon, désigné par tous les indices, est acquitté par la cour d’assises de Bruxelles. Vingt-cinq ans plus tard, la sœur de la victime publie un récit intime qui fait aussi le procès… du procès. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Rodrigue Jamin
Temps de lecture: 6 min

Ils arrivent ensemble à l’interview, et c’est déjà une histoire en soi. Celle de Nathalie Weinber, sœur de Barbara, assassinée à Bruxelles en 2001. Celle aussi du commissaire Jean-Michel Le Moine, qui a mené l’enquête. Les yeux de la première s’embuent parfois ; la voix du second se voile encore lorsqu’ils évoquent la jeune femme. En vingt-cinq ans, le policier et Nathalie ne se sont jamais perdus de vue. C’est même lui qui est à l’origine de « Ma sœur Barbara, tuée deux fois » (Presses de la Cité). Son éditrice lui avait proposé un récit tiré de ses années d’enquêteur et du « lourd sac à dos » qui les accompagne. Il a immédiatement pensé à Barbara. « Cette histoire est hors normes à tous points de vue. Plus qu’un simple dossier dans une armoire à souvenirs, c’est une épreuve. Barbara ne pouvait pas partir comme ça. » Il en parle à Nathalie, pour qui la proposition tombe à pic : elle s’en empare.

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