Programme télé de ce dimanche 21 juin : notre sélection

Une femme sans histoires prénommée Iris est aussi un modèle de réussite professionnelle. Elle exerce dans un cabinet dentaire, en couple avec un mari qu’on pourrait qualifier d’exemplaire, et a deux enfants convenables eux aussi. Il ne lui manque guère qu’un grain de folie, ce désir d’enfin explorer d’autres pulsions. Elle va franchir le pas de façon radicale en s’inscrivant sur une appli de rencontres ! Et la voilà donc brutalement collée à son portable où, à sa grande surprise, elle connaît un succès… foudroyant, car les « candidats » défilent bientôt. Iris et ses… nouveaux hommes va rapidement perdre sa naïveté et aussi sa fraîcheur face à cette nouvelle situation.
Avec son « Antoinette dans les Cévennes » précédent, Caroline Vignal a obtenu un véritable triomphe un peu partout, y compris hors Hexagone. Ce n’était pourtant pas un coup d’essai, car en tout début de siècle, cette Française ayant grandi en Tunisie avait séduit la Croisette en Semaine de la Critique avec « Les autres filles ». Cette production indépendante de son cru, ayant pour thème la découverte de la copinerie et de l’amour par une ado embarquée dans un parcours, fera aussi la curiosité au « Films du Monde de Montréal », à l’International de Göteborg et… en bord de Meuse dans notre Festival international du film francophone de Namur. On y retrouvait l’Icaunais Bernard Ménez, ex-égérie de Pascal Thomas, et impayable Charles III du dernier « Tuche » de Jean-Paul Rouve, entre-temps devenu octogénaire. Avec « Antoinette », quelque 20 ans plus tard, l’auteure avait trouvé son stradivarius avec Laure Calamy, alors quadra du 14e, en l’occurrence sacrée meilleure actrice aux Césars 2021 après déjà quatre candidatures infructueuses. Pas question dès lors, d’imaginer un autre projet sans elle, d’où cet « Iris et les hommes » écrit pour elle sur base des témoignages d’une amie ayant elle-même franchi le pas des « rencontres ». Mais Caroline Vignal ne s’en est pas contentée, voulant elle-même tester les aventures d’un soir favorisées par le démoniaque « portable ». L’égérie du public parisien apparaît manifestement moins inspirée dans sa capitale qu’en Ardèche où, pour rappel, la jeune femme avait deux prétendants ! Cette fois, le résultat est inégal avec de bons moments quand même, et Vincent Elbaz en soutien.
« Iris et les hommes », 21h10, France 2, deux étoiles.







