Le réalisateur et célèbre influenceur Wil Aime accusé d’escroquerie

Il s’était fait connaître sur les réseaux sociaux à la fin des années 2010, notamment pour ses créations « Le dilemme du prisonnier » et « Comment sortir de la Friendzone ». En 2026, le vidéaste Wil Aime est réapparu après plusieurs années d’absence, cette fois au cinéma, à l’occasion de la sortie de son film Who, un thriller psychologique sorti en salles les 28 et 29 mai avant sa diffusion sur Disney+ le 30 mai 2026, rappelle La Voix du Nord.
Mais aujourd’hui, Wilhem Oxybel de son vrai nom fait parler de lui pour d’autres raisons que ses vidéos. Selon Le Parisien, une plainte pour escroquerie a été déposée contre le cinéaste par Armel Bibana, le directeur artistique du film. Car ce dernier n’aurait toujours pas été payé, quatre ans après la fin du tournage, alors même que le montant de ses services a été estimé à 40 000 euros.
Des impayés qui ont contraint le styliste à liquider son entreprise. « J’ai appris sur Internet que le film sortait en mai dernier alors je suis allé à une avant-première, mais Wil Aime m’a snobé. » Ce dernier lui aurait proposé 4 000 euros. « Je dois travailler dans une pizzeria pour joindre les deux bouts », a-t-il confié au Parisien.
Wil Aime s’explique
Mais le directeur artistique n’a pas été le seul à rencontrer des problèmes lors de la réalisation du film selon les témoignages d’autres employés : bijoux prêtés mais non rendus, horaires à rallonge, contrats signés sur les tournages en fin de journée, rémunérations renégociées…
Auprès du quotidien, Wil Aime s’est défendu de ces accusations. « Il s’agit d’une production indépendante développée selon un modèle de financement très progressif particulièrement atypique, voire précaire. » Le cinéaste assure que « les personnes ayant rejoint le projet étaient informées de la réalité financière complexe », affirmant cependant que « des paiements ont effectivement pu intervenir avec retard en raison du calendrier de financement et des disponibilités de trésorerie. Ces retards ne traduisent pas une volonté de ne pas honorer nos engagements. »
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