Essai de la SWM Urban 525
Il ne s’agit pas simplement d’un deux-roues auquel on aurait greffé un panier, mais d’un véritable véhicule à part entière, qui impose d’emblée une autre approche de la conduite. Dans un paysage dominé par les trois-roues modernes et standardisés, le side-car SWM revendique une philosophie à contre-courant, presque contemplative. Dès la prise en main, le ton est donné. Avec ses 374 kg en ordre de marche, l’Urban 525 impressionne sur le papier, mais se révèle étonnamment docile lors des manœuvres à l’arrêt. Sur terrain plat, il se déplace sans effort démesuré. Son indispensable marche arrière mécanique facilite grandement les évolutions du quotidien, un avantage loin d’être anecdotique dans l’univers du side-car. Une fois en mouvement, tout change : oublier ses réflexes de motard devient une nécessité. Ici, pas de contre-braquage instinctif. Chaque virage demande anticipation et compréhension des transferts de masse, entre force centrifuge et déplacement du centre de gravité. Une gymnastique déroutante au premier abord, mais rapidement grisante.










