Flavie Flament n’est plus en contact avec sa mère depuis 2011 : « Elle ne m’a pas protégée »

Dans son livre autobiographique « La consolation », Flavie Flament révélait avoir été abusée sexuellement par le photographe David Hamilton alors qu’elle était encore mineure. L’animatrice confiait également que c’est sa mère qui, pourtant au courant de ce que l’agresseur faisait subir à sa fille, la livrait à cet homme.
Dans un entretien accordé au média La Déferlante, Flavie Flament s’est exprimée sur sa mère. Avec qui elle n’entretient plus aucune relation : « Je m’interroge sur l’éducation que j’ai reçue de la part de ma mère. Elle m’a eue à 20 ans, en 1974. Donc elle a connu Mai 68. Elle était sur le pas d’une porte qui menait à la liberté, et elle ne l’a pas franchie. Elle aurait pu m’éduquer autrement, mais elle ne m’a pas protégée. Elle m’a livrée aux hommes, malheureusement… Je ne la vois plus depuis que j’ai écrit mon premier livre en 2011 », relate l’animatrice.
En avril dernier, Flavie Flament avait témoigné anonymement auprès de Mediapart, avec une dizaine d’autres femmes, accusant Patrick Bruel de l’avoir violée quand elle n’avait que 16 ans. Elle a décidé de porter plainte. « Avant que je renonce à l’anonymat dans Mediapart et qu’Eva ne devienne Flavie, les victimes dans l’affaire Bruel n’existaient pas médiatiquement. Le déclic a été le moment où j’ai vu des images de lui, à la sortie du théâtre, applaudi par le public, expliquant – pour incarner le bon père de famille – qu’il devait rejoindre ses enfants. Ça m’a ulcérée et j’ai décidé d’apparaître sous ma véritable identité. Parce qu’il était hors de question que la chape de silence se referme sur la parole des victimes. Je suis sortie de l’anonymat pour qu’on entende toutes les victimes », a-t-elle ajouté à nos confrères.
Et Flavie Flament de préciser : « Dans l’affaire Patrick Bruel, je me sens un peu spectatrice de tout ce qui est en train de se passer ; et pourtant je suis au cœur des choses. C’est assez particulier… J’ai l’impression que c’est la même chose avec le féminisme. À travers mes prises de parole, je suis dans ce mouvement-là. Mais je ne saurais pas me définir comme en faisant partie ».
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