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Une ancienne chroniqueuse de « Touche pas à mon poste » condamnée à 18 mois de prison avec sursis

L’ex-avocate Laure-Alice Bouvier, qui avait rejoint l’émission de Cyril Hanouna en 2022, est accusée d’avoir obtenu illégalement des informations confidentielles provenant de procédures judiciaires.
Par la rédaction
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En février 2022, Laure-Alice Bouvier est devenue chroniqueuse de « Touche pas à mon poste ». Celle qui était alors avocate au barreau de Paris intervenait notamment sur les sujets liés à l’actualité judiciaire. Mais elle a soudainement disparu de l’antenne après avoir été condamnée en août 2025 à « 18 mois d’emprisonnement avec sursis, 3 ans d’interdiction de l’activité professionnelle d’avocat, 3 ans d’inéligibilité et 3 ans de privation d’exercer des fonctions juridictionnelles », révèle Le Parisien ce 15 août.

La justice accuse en effet Laure-Alice Bouvier d’avoir « eu recours illégalement à des informations confidentielles ». Comme l’indique Puremédias, elle a obtenu des renseignements confidentiels issus de Cassiopée (Chaîne Applicative Supportant le Système d’Information Orienté Procédure Pénale Et Enfants) grâce à ses liens avec Laurent M., alors secrétaire du procureur de Nancy, rencontré en 2022 par Instagram.

Grâce à ce fichier réservé aux professionnels du ministère de la Justice, Laure-Alice Bouvier a obtenu des informations privées qu’elle a ensuite utilisées dans plusieurs de ses dossiers, en vue de mieux connaître les parties adverses ou de connaître l’avancée des procédures.

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« On n’apprend pas ce qu’est Cassiopée à l’école des avocats », s’est défendue auprès du Parisien l’ancienne chroniqueuse de « Touche pas à mon poste ». L’ex-avocate, qui a souhaité s’expliquer via cet entretien accordé à nos confrères, « pour que les gens sachent qui (elle est) et comprennent pourquoi (elle a) agi comme (elle l’a) fait », assure qu’elle pensait avoir agi dans le respect de la loi et qu’elle a juste voulu « bien faire (son) travail » et « défendre (ses) clients ». « Si j’avais su que je n’avais pas le droit d’avoir accès à ces informations, je n’en aurais pas fait mention dans mes conclusions », a conclu celle qui a créé une société de conseil aux entreprises après avoir été interdite d’exercer la profession d’avocate pendant trois ans.

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