Mosimann nouveau directeur de la « Star Academy » : la production a dû s’adapter pour convaincre le chanteur

En électro, on appellerait ça un « drop », le point culminant d’un morceau avant l’explosion de BPM. Pour sa rentrée, le DJ Mosimann remplit deux Zénith de Paris, compose pour Céline Dion et prend la direction de la Star Ac, l’émission qui l’a révélé en 2008.
Si on ajoute sa chronique hebdomadaire sur France Inter, on pourrait craindre la surchauffe ou la surexposition mais le Franco-Suisse qui ne dort (presque) jamais voit les choses autrement.
« Ça fait 15-20 ans que j’attends un peu de reconnaissance des gens du métier, du public, que j’attends de pouvoir faire mon métier le plus possible et maintenant que ça commence un peu à se passer, ce serait hypocrite de dire +c’est quand même pas facile tous les jours+ », dit le multi-instrumentiste de 38 ans dans un entretien à l’AFP.
Mosimann va étrenner ses nouveaux habits de « directeur » de la Star Academy qui devra épauler les candidats de la 14e édition du télé-crochet, qui démarre le 10 octobre sur TF1.
« Je pense être la bonne personne pour leur dire tout de suite que ‘si vous n’êtes pas aligné en tant que personne, en tant qu’artiste qui va développer son projet et l’incarner sur scène, alors ce n’est peut-être pas votre place’ », dit-il, confiant sa « nostalgie » de revenir dans l’émission près de vingt ans après son sacre.
« Je me dis que c’est pas si con comme idée, parce que je sais ce qu’ils vont vivre, je suis vraiment dans la musique tous les jours et surtout, j’ai envie de transmettre ».
La production a dû s’adapter
Entre sa tournée des Zéniths, prévue à partir du 16 octobre 2026, la préparation de son prochain album et son nouveau rôle au château, les semaines s’annoncent particulièrement intenses. Mais un repas avec Mathieu Vergne, producteur du télé-crochet, a tout changé : « Il m’a dit : ‘Mais, je me suis posé une question quand même, est-ce que ça t’intéresserait d’être le nouveau directeur ?’ »
Dans un premier temps, Mosimann n’y croyait pas vraiment. « Au début, on a beaucoup rigolé », a-t-il raconté, avant d’expliquer pourquoi il jugeait cette mission impossible à caser dans son emploi du temps : « Je dis : ‘Bah t’es fou, jamais ça passe dans le planning’ ». Mais la production a trouvé une solution : revoir l’organisation pour lui permettre de tout concilier. « Il me dit : ‘Ouais mais on est prêt à adapter le planning’ ». Une proposition qui a fini par convaincre le futur directeur.
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