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Au regard des millions d’internautes de l’Internet Movie Data Base, les deux premiers volets de la « trilogie du Parrain » figurent depuis de nombreuses années dans le Top 5 des meilleurs films de tous les temps, le « pilote » derrière « Les évadés » de Frank Darabont et la suite en quatrième position après « Le chevalier noir » de Chris Nolan et devant « Le Seigneur des anneaux : le retour du roi » de Peter Jackson. Parallèlement à celle du roman de Mario Puzo, la genèse de la trilogie cinématographique de Francis Ford Coppola mériterait aussi un roman ! Il est aujourd’hui confirmé qu’à l’origine, le futur réalisateur d’« Apocalypse Now » ne devait pas être celui du projet initié par la Paramount. Irradiés par les qualités d’« Il était une fois dans l’Ouest » et son incroyable succès chez l’Oncle Sam, les pontes de la compagnie voulaient rééditer l’aventure avec Sergio Leone aux commandes. Mais ce dernier maîtrisait très mal l’anglais et déclina, d’autant qu’en ce début des années 70, il travaillait déjà sur son projet d’« Il était une fois en Amérique ». Peter Bogdanovich, Peter Yates, Richard Brooks et même Constantin Costa-Gavras sont approchés sans succès. Le producteur Robert Evans en revient alors à sa première idée : trouver un réalisateur aux racines italiennes afin que « ça sente les pâtes » et tombe sur le natif de Detroit aux parents originaires du sud de la Botte.
Coécrite avec Puzo, l’adaptation débouche sur une luxueuse production à 6,5 millions de dollars incluant le cachet d’un Marlon Brando vampirisé par le rôle du patriarche de la famille Corleone. Aux notes, pas de Morricone sans Leone, et c’est vers Nino Rota qu’on se tourne avec, là aussi, le succès que l’on sait. Les chiffres sont vertigineux. Coppola lui-même n’en revient pas, et croit à la blague quand la Paramount exige une suite immédiate. Le tournage est houleux. Non par l’arrivée de Robert De Niro reprenant le personnage de Brando dans la partie préquelle » mais par les caprices d’Al Pacino imposant plusieurs retouches au script ! Budget doublé et chiffres en léger recul, mais triomphe aux Oscars. « Le Parrain, deuxième partie » est sacré meilleurs film, réalisateur, scénariste(s), acteur dans un second rôle (De Niro), musique et direction artistique. Cette rediffusion récurrente est suivie d’une autre « deuxième partie », celle du documentaire du Français Mosco Levi Boucault consacré à « Corleone, le parrain des parrains » sous intitulé « La chute », celle de Toto Riina, le « cavaleur » qui commandita des dizaines d’assassinats dont ceux des juges Falcone et Borsellino, à l’aide de témoignages directs et stupéfiants sur la tentaculaire Cosa Nostra…
« Le Parrain III », 21h00, Arte.








