Assurance hospitalisation : préparer son départ à la retraite

L’assurance hospitalisation est un avantage majeur offert par nombre d’employeurs. Elle couvre une bonne part des frais d’hospitalisation au-delà de ce qui est couvert par l’assurance maladie (la mutuelle de base). Mais quand l’heure de la retraite approche, que se passe-t-il ?
En règle générale, dès que vous prenez votre retraite, l’assurance hospitalisation s’arrête. Mais la loi prévoit que vous puissiez la conserver après votre départ. « À première vue, cela semble être une option rassurante, mais votre situation change dès que vous quittez la police collective. Vous passez à une assurance individuelle et devez désormais payer vous-même l’intégralité de la prime », analyse Test-Achats.
Et votre prime va sérieusement évoluer. « De nombreux retraités sont confrontés à de fortes hausses de primes et à des conditions moins transparentes », relève Test-Achats, qui cite des hausses très importantes, parfois de 15 % à 20 % sur une période de deux ans. La hausse de prix s’explique par deux éléments : votre employeur ne paye plus sa part et le nouveau contrat individuel tient compte de votre âge. « Dès que vous prolongez le contrat à titre individuel, votre prime est calculée en fonction de votre âge. La loi interdit aux assureurs d’appliquer une sélection médicale, mais le contrat est tarifé comme si vous souscriviez une nouvelle assurance à l’âge de la retraite », explique l’association des consommateurs. Et cette prime va encore évoluer à la hausse dans les années suivantes. « Après 65 ans, les primes peuvent augmenter encore plus rapidement et, à partir de 70 ans, les assurances hospitalisation deviennent souvent particulièrement coûteuses ».
Pour ne pas être pris au dépourvu ou surpris par un tarif prohibitif, l’association des consommateurs donne plusieurs conseils. Le premier est d’anticiper. « N’attendez pas d’être à la retraite pour vous pencher sur votre assurance hospitalisation. Plus vous examinez votre situation tôt, plus vous aurez d’alternatives. Demandez à l’assureur comment votre contrat évoluera après votre départ à la retraite. Demandez des simulations de prix », explique Test-Achats.
Avec ces informations, comparez d’autres offres sur le marché, notamment auprès de votre mutuelle, qui propose aussi des formules d’assurance hospitalisation, souvent moins chères mais moins couvrantes.
Dernière astuce pour éviter la hausse des primes lors du passage à l’assurance individuelle ? Il est possible de contracter une police d’attente. Pendant plusieurs années, vous payez vous-même un supplément (auprès de l’assureur choisi par votre employeur ou un autre de votre choix), qui va permettre de geler l’âge d’entrée et donc de laisser la prime à un niveau bas (et d’éviter aussi le questionnaire médical si vous changez d’assureur). Intéressant ? Voici l’avis de Test-Achats : « Plus vous souscrivez tôt à une telle police d’attente, plus votre future prime sera faible. Si vous la prenez à 35 ans, vous pourrez, à votre départ à la retraite à 67 ans, souscrire une police d’hospitalisation individuelle dont la prime sera celle que vous payeriez si vous étiez affilié depuis l’âge de 35 ans. En général, souscrire une police d’attente après 55 ans n’est plus guère intéressant. » Bref, il faut se renseigner et calculer…









