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La Belgique de l’entre-deux guerres : 30 jours de crise !

Le gouvernement Van Zeeland tangue de tous côtés. Le Premier ministre sera contraint à la démission pour conflit d’intérêts. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 4 min

Comme les anciens annonçaient pour le 2 novembre un grand rassemblement à Marche-les-Dames, le Roi convoqua leurs représentants au Palais afin d’obtenir qu’ils renoncent à ce dessein. Le ministre libéral de la Justice, François Bovesse (il devait être assassiné par les rexistes en 1944), en profita pour démissionner. Les libéraux envoyèrent comme émissaire au Premier ministre, afin de le prévenir de cette décision et de lui faire part de leur indignation renouvelée, M. de Laveleye ; celui-ci succombant sans doute au charme bien connu de M. van Zeeland, accepta pour lui-même le portefeuille abandonné.

Le sanhédrin libéral étouffa d’indignation, mais dut s’incliner. Moins rompu aux subtilités politiques, le public vit, dans ces péripéties burlesques, une raison de plus de contester le système. Laveleye, qui à quelques années de là, devait conquérir au micro de Londres une popularité de meilleur aloi (« Courage, on les aura, les boches ! ») s’effaça au profit du libéral montois Maistriau.

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