Le roi Philippe et la reine Mathilde se rendent au Kazakhstan pour leur première visite d’État en Asie Centrale

Seront également de la partie le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés), la ministre flamande chargée de Bruxelles et des Médias Cieltje Van Achter (N-VA), le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) et le ministre-président wallon Adrien Dolimont (MR). Par ailleurs, la délégation, forte de 110 personnes, compte une vingtaine de CEO et onze représentants du monde universitaire.
Le roi Philippe s’est déjà rendu trois fois au Kazakhstan en tant que prince héritier. En 2002 et 2009, il était à Baïkonour pour le lancement des deux missions de l’astronaute belge Frank De Winne vers la Station spatiale internationale (ISS). En 2010, le prince héritier a dirigé une mission économique dans ce pays. Le programme du couple royal prévoit des étapes à Astana et à Almaty, la plus grande ville du pays. Au cours de cette visite se tiendra également la quatrième édition du « Business Council », qui portera notamment sur la logistique et l’agriculture. Il sera également question du corridor transcaspien, une importante voie commerciale et de transport entre l’Europe et l’Asie, qui contourne la Russie. Cette voie a considérablement gagné en importance depuis l’invasion russe en Ukraine.
Le Kazakhstan ne présente pas qu’un intérêt géostratégique. Les mondes académique et industriel peuvent également y saisir de nombreuses opportunités, selon le SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement. Plusieurs partenariats seront ainsi conclus tant par des entreprises que par des représentants académiques.
La visite d’État s’inscrit aussi dans la stratégie diplomatique du plat pays visant à nouer de meilleurs rapports avec l’Asie centrale. La Belgique a ainsi ouvert le mois passé une ambassade dans la capitale ouzbèke, Tachkent. Le Kazakhstan est 90 fois plus grand que la Belgique. Il dispose de la plus longue frontière avec la Russie (7.500 kilomètres) et est aussi voisin de la Chine. Après les États-Unis et la Norvège, c’est le plus grand fournisseur de pétrole brut de l’Union européenne.
Le Kazakhstan est une république présidentielle, mais cet ancien État soviétique est gouverné de manière plus ou moins autoritaire depuis sa création en 1991. Selon des observateurs indépendants, le président Tokaïev s’est arrogé davantage de pouvoirs grâce à la nouvelle Constitution adoptée cette année. Haitse Nelis
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