« J’espère que ma mère en serait fière » : le prince Harry se confie quant au décès de Lady Diana

Chaque année, la Journée mondiale de la santé mentale est célébrée ce 10 octobre. En prévision de cette date, une Masterclass, nommée « Redéfinir le deuil : développer sa résilience face à la perte », a été diffusée ce 8 octobre. Pendant celle-ci le prince Harry était l’invité de la neuroscientifique et experte du deuil, Dr Mary-Frances O’Connor.
Lors de cette discussion, le prince Harry a évoqué la difficulté d’avoir perdu sa mère lorsqu’il était jeune. Lady Diana est décédée le 31 août 1997, lorsque son plus jeune fils avait 12 ans.
« Je n’ai pas pleuré lorsque j’ai appris que ma mère était morte, seulement lors de ses funérailles, puis plus du tout pendant près de vingt ans », explique-t-il. « J’étais convaincu que c’était une preuve de force. Mais ce n’en était pas une. J’étais un garçon de douze ans à qui il était interdit de s’effondrer et qui n’avait aucune idée de la façon dont il devait se reconstruire. »
Bien que le prince Harry ait un statut privilégié, cela ne l’a pas empêché de se sentir seul lors de cette épreuve et de ne pas se sentir accompagné. « On pourrait penser que j’avais le meilleur soutien au monde. Je suis un prince, bon sang. Mais j’étais toujours en deuil et je n’avais nulle part où exprimer ces sentiments. »
Au fil des années, le duc de Sussex a perdu des souvenirs qu’il partageait avec sa mère, ainsi que sa façon d’être. « J’ai oublié le son de la voix de ma mère. J’ai oublié son rire. J’avais du mal à me la représenter sans regarder une photo. »
Pendant longtemps, le prince s’est empêché d’être heureux ainsi que de ressentir une quelconque émotion positive, c’était sa façon de montrer à sa mère qu’elle lui manquait. Ce n’est que plus tard qu’il a compris que sa mère aurait souhaité qu’il soit heureux.
Le prince Harry est entré à l’armée lorsqu’il avait 20 ans, ce qui l’a poussé à avancer. « C’était une distraction parfaite. Je ne pouvais penser à rien d’autre qu’à la tâche à accomplir. »
Aujourd’hui, le duc de Sussex garde constamment une photo de Lady Diana avec lui. « Je me surprends à la regarder et à me demander ce qu’elle pense de ce que je suis en train de faire. » Le souvenir de sa mère n’est plus source de tristesse, mais source de motivation. « Tout ce que je fais, tout ce dans quoi je mets mon énergie : j’espère que ma mère en serait fière. »
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