Au tribunal pour agressions sexuelles, Kevin Spacey admet être un «gros dragueur»
Pour la première fois depuis le début du procès, l’acteur s’est exprimé ce jeudi.

À Londres, Kevin Spacey est jugé pour douze agressions sexuelles. Ce jeudi 13 juillet, l’acteur s’est exprimé pour la première fois. Il admet être un « gros dragueur » mais ni être « agressif ». Il plaide non coupable depuis la fin du mois de juin pour ces agressions perpétrées sur quatre hommes entre 2001 et 2013.
À la cour, les quatre victimes ont témoigné en début de semaine. Elles dénoncent le comportement de la star et ont raconté les agressions sexuelles dont elles ont été victimes.
Le premier plaignant a expliqué avoir été victime de plusieurs agressions, notamment lorsqu’il était au volant. Kevin Spacey reconnaît l’avoir touché mais, selon lui, il n’a pas été « violent », « agressif » ou « douloureux ». Le plaignant a expliqué lors de son interrogatoire : « Il m’a saisi tellement fort (les parties intimes) que j’ai failli faire une sortie de route. » Avant de poursuivre : « Je l’ai poussé contre la portière et lui ai dit : ‘Ne refaites pas ça ou je vous en mets une.’ »
« C’était romantique »
Sur cet épisode, l’acteur rétorque : « C’était doux (…) et c’était dans mon esprit romantique. (…) Ce qui s’est passé n’est pas ce qu’il a décrit. » Selon lui, il s’agissait d’une relation de drague mutuelle. Il admet être un « gros dragueur ». Il précise ne jamais avoir eu de relation sexuelle avec le plaignant car il « avait été clair et ne voulait pas aller plus loin », mais « on s’est bien amusés ensemble ».
À lire aussi : Les victimes témoignent lors du procès de Kevin Spacey : « Il aime mettre les autres mal à l’aise »
Selon la star, ces accusations l’ont « brisé » et il considère que ce premier plaignant l’a « poignardé dans le dos ».
Le troisième plaignant a raconté que Kevin Spacey lui aurait parlé violemment et lui a pris l’entrejambe « avec une telle force que cela était vraiment douloureux ». Selon l’accusé, c’est de la « folie ».
Il dément toutes les accusations et explique qu’elles ont été inventées. Certains gestes auraient été consentis.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.








