Oradour-sur-Glane, le village supplicié
Symbole parmi les plus forts de la barbarie nazie en France, Oradour-sur-Glane se souviendra toujours du massacre du 10 juin 1944.
Pour qui se rend aujourd’hui à Oradour-sur-Glane comme pour un devoir de mémoire, il verra des lambeaux de murs abîmés par le temps, des squelettes de maisons détruites, quelques carcasses de voitures d’époque calcinées dans un village meurtri puis, impalpable et cruelle, la trace de vies sacrifiées. Le 10 juin 1944, ce bourg campagnard a vécu l’enfer. Il gît dans la Haute-Vienne non loin de Limoges. On n’y voit pas de soldats vert-de-gris jusqu’à ce jour funeste. Oradour accueille des réfugiés espagnols fuyant le franquisme, des citadins en quête de paix, des civils qui ont appris le Débarquement. En 1936, la population atteint précisément le chiffre de 1.574 habitants. Près de 330 d’entre eux vivent dans le bourg central avec ses commerces, ses artisans, ses services publics et ses quatre écoles. Un village français comme il y en a des milliers, qui va passer à la postérité, frappé par le mal absolu.










