Il y a 80 ans: Anvers et Liège sautent au cou de leurs sauveurs
Le 4 septembre 1944, la ville portuaire flamande respire enfin. Le 7, la Cité ardente entame sa libération. Entre joie et douleur.
Après Paris mi-août, Bruxelles et Lille le 3 septembre, Anvers et Liège sont à leur tour délivrées du joug nazi il y a 80 ans. La Cité ardente sera pratiquement la dernière à vivre ces instants tant attendus, après une série de villes belges. Mais avant elle, la métropole flamande concentre tous les regards. La ville portuaire est un verrou majeur que les Allemands contrôlent encore sur l’embouchure de l’Escaut. Le 4 septembre, les troupes de la 11e division blindée britannique pénètrent au centre-ville. On se bat sur le Meir. La ville est conquise et le port quasiment intact. Les résistants de l’Armée secrète ont empêché l’occupant de saboter les installations portuaires. Pour l’heure, une population euphorique accueille ses sauveurs à bras ouverts. Les drapeaux dansent aux fenêtres. Les Anversois chavirent à leur tour. On piétine les croix gammées comme la plus belle des délivrances. En témoigne cette photo de deux cyclistes traînant l’emblème honni sur le pavé anversois. On se défoule. L’épuration comme partout ailleurs ne connaît pas de nuances.










