Du chocolat à la chocolatière
L’histoire à table de la semaine.
Le véritable raffinement, en matière des arts de la table, n’est-ce pas que chaque breuvage puisse prendre place dans le récipient qui lui convient ? Ainsi le vin est-il servi, en fonction de sa robe, dans des verres de tailles différentes, tout comme la cafetière et la théière n’affichent pas les mêmes rondeurs. Il allait donc de soi qu’un récipient élégant, entièrement dédié au chocolat chaud, voie le jour. C’est dans son ouvrage « Les arts de la table français » qu’Inès Heugel raconte l’arrivée, au XVIIe siècle, du chocolat, et plus tard de la chocolatière, sur le sol hexagonal. Mais d’abord, il convient de remonter le temps. Nous sommes en 1519, lorsque le conquistador Hernán Cortés débarque sur les terres aztèques, au Mexique. Reçu par Moctezuma, le 9e souverain de l’Empire aztèque, l’Espagnol se doit de goûter à l’étrange breuvage qui lui est servi. C’est le « xocoatl », une boisson épaisse, composée de fèves de cacao, de piment, de gingembre et de miel, le tout versé sur du maïs grillé.










