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L’édito de Benoît Franchimont : Iran, la guerre du pétrole

L’édito de Benoît Franchimont, rédacteur en chef.
Temps de lecture: 2 min

Depuis le 28 février, le monde assiste à un nouveau conflit américano-israélo-iranien. Les frappes sur l’Iran se sont multipliées, visant à mettre le régime des mollahs à terre. Mais l’Iran a résisté, déclenchant une vague de représailles massives, frappant Israël et plusieurs pays du Golfe. Si les motivations israéliennes sont évidentes (l’Iran vise la destruction de l’État hébreu), celles des États-Unis de Donald Trump le sont moins. Alliée des Israéliens, l’administration Trump ne vise en priorité que ses intérêts directs. Et le rôle du pétrole est visiblement déterminant, une fois encore. L’Iran dispose de 18 % des réserves pétrolières mondiales, ce qui le place au 3e rang mondial (et au 2e rang pour les réserves de gaz) derrière le Venezuela et l’Arabie saoudite, deux pays désormais sous la coupe américaine. Et, comme le Venezuela du président Maduro finalement kidnappé, l’Iran avait la mauvaise idée d’approvisionner le véritable ennemi de l’Amérique, la Chine.

Trump a un intérêt direct à placer à la tête de l’Iran un gouvernement, démocratique ou non, à sa solde. Dans ce contexte, les Européens assistent en spectateurs à ces manœuvres politico-militaires. En spectateurs et en victimes. Ce sont les économies européennes et les citoyens européens qui vont subir le choc pétrolier qui se profile si le conflit dure trop longtemps. Une énième raison supplémentaire pour réduire encore davantage notre dépendance aux énergies fossiles.

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