L’édito de Benoît Franchimont : pour une Europe autonome
Le souvenir cuisant de la crise ukrainienne de 2002 est dans tous les esprits. À cette époque pas vraiment éloignée, la flambée des prix de l’énergie avait coûté des centaines d’euros aux ménages belges, des milliers même à certains. Aujourd’hui, en pleine guerre iranienne, la flambée des prix du pétrole et du gaz, phénomène qui va tirer le prix de l’électricité vers le haut, provoque la même peur. Le plus étonnant reste la passivité et l’inaction de l’Union européenne, qui laisse chaque État membre décider des mesures à prendre, ce qui donne une série de décisions en ordre complètement dispersé. Certains États plafonnent les prix, d’autres baissent les taxes, d’autres encore réduisent les marges des distributeurs. En Slovaquie, le gouvernement local a même inventé une loi pour que les stations-service vendent leur diesel plus cher aux étrangers…










