Programme télé de ce lundi 20 avril : notre sélection

Suite au décès de Nathalie Baye, la RTBF a décidé de changer sa programmation. À la place du le «Le sens de la fête», La Une diffusera «Haute Couture».
Depuis de longues années, Max s’est spécialisé dans l’organisation des mariages. De A à Z, il maîtrise tout. Le métier est toutefois de plus en plus exigeant, car le personnel de qualité est de plus en plus rare et les « bouche-trous » de plus en plus nombreux. La dernière fête en date va bientôt démarrer dans un somptueux château d’époque. Et là, les problèmes vont s’enchaîner. Le photographe qui déconne, l’animateur DJ qui n’est pas en accord avec les clients, la cheffe de salle qui se rebelle… et on en passe. Comment Max va-t-il pouvoir sauver les meubles ?
Avant, la situation était grave mais pas désespérée, tandis que maintenant la situation est désespérée… mais ce n’est pas grave : de quoi résumer ce « Sens de la fête », grinçante comédie chorale due au tandem d’Éric Toledano et Olivier Nakache, avec l’assistance de leur acteur principal, le regretté Jean-Pierre Bacri. Les bi-pères des « Intouchables » voulaient écrire un film pour le natif de Castiglione, et ce dernier a non seulement accepté : il a de surcroît proposé à ses deux réalisateurs un sérieux coup de main… à l’écriture.
Les duettistes avaient basé leur texte sur leur propre expérience, vécue dans les « petits boulots » prestés en attendant la gloire. Pareil pour Bacri. Et voilà donc les souvenirs qui reviennent et s’entremêlent, d’où le caractère très authentique des situations qui s’enchaînent. Un côté vrai qui s’est encore intensifié par une météo capricieuse durant le tournage. En effet, les alentours du château réservé pour le film regorgent de sources naturelles, d’où un sol déjà humide à la base. Lorsque la pluie s’est invitée par… fortes intermittences, la situation est devenue presque aussi complexe à gérer que le mariage devant foirer ! La réalité qui dépasse la fiction ? En fait, une opportunité à saisir. Le stress partout ? Tu parles… À lire le thème, les cinéphiles n’auront pas manqué le rappel d’un titre de Robert Altman évoquant « A Wedding » de la fin des années 70, suivant « step by step » le sabordage d’une fête nuptiale par un « bas les masques » général au sein des deux familles. L’auteur de « M.A.S.H. » est toujours reconnu comme spécialiste du cinéma choral, et pour Toledano et Nakache, on ne peut filiation plus élogieuse. Genre surexploité par la production parisienne, le cinéma choral a aussi ses lettres de noblesse et « Le sens de la fête » y aura contribué par la qualité de son écriture, le rythme des gags, les moments de tendresse et l’abattage de son « casting ». Tout le monde y a mis du meilleur sien à l’unisson, à commencer par Jean-Paul Rouve et Gilles Lellouche, irrésistibles en « bras cassés » de la pellicule et du micro.







