Les fleurs dans l’Histoire : pas si passive passiflore
En ces temps où la moindre plante verte devient une égérie sur Instagram, il semble qu’une vieille aventurière botanique soit en train de refaire surface avec un aplomb presque insolent et nargue avec panache monstera et autres boutures de pilea : la passiflore (note pour les millennials biberonnés à la saga Harry Potter : ne pas confondre avec la branchiflore). Tandis que les cafés herboristes la remettent en vitrine comme une star oubliée qu’on redécouvre, la fleur semble profiter de ce regain d’attention pour rappeler qu’elle n’a pas attendu l’ère des influenceurs pour faire tourner les têtes. Car avant d’être la nouvelle coqueluche des jardiniers urbains, la passiflore a mené une existence digne d’un roman picaresque : elle a séduit des missionnaires en mal de symboles, inspiré des rois en quête d’exotisme et déconcerté plus d’un explorateur persuadé d’avoir tout vu.










