« Je n’avais pas de chance » : Lisa Azuelos, la fille de Marie Laforêt, évoque son enfance compliquée

Lisa Azuelos, la fille de Marie Laforêt et Judas Azuelos, s’est confiée sur son enfance « sans parents ». La réalisatrice et romancière s’est confiée sans tabou auprès de Maire-Claire. « Comme ma mère était une personnalité publique, les gens me disaient : ‘Ah, tu as de la chance d’avoir une mère comme ça !’ Je ne peux pas dire : ‘Bah non, vous savez, je n’ai pas de chance. J’ai été placée en pension, elle m’a fait du mal, elle me terrorise », déclare-t-elle dans un premier temps.
Placée en pensionnat dès son plus jeune âge, Lisa Azuelos ne garde pas un souvenir positif de cette période : « Ce qui est difficile, c’est d’avoir à couvrir un crime. Quand on voit l’énormité des scandales comme Bétharram, on sait très bien que beaucoup d’enfants, surtout de mon époque, ont été placés dans des lieux où la torture sur enfants était commune ».
« J’ai été orpheline de parents vivants »
La réalisatrice de « LOL » a été marquée par l’absence de ses parents. « J’ai été orpheline de parents vivants », avait-elle écrit dans l’un de ses livres. Une phrase que ses parents, et notamment son père, lui ont longtemps reprochée. « Ça l’a beaucoup choqué, mais la vérité, c’est que de 0 à 8 ans, je suis élevée sans parent », poursuit-elle auprès de Marie-Claire.
Et d’ajouter : « Ce qui est terrible quand tu es enfant, c’est ce sentiment que tu n’appartiens à personne. Tu marches, personne n’est là pour regarder tes premiers pas ou pour applaudir […] On me regardait et on disait : ‘Ah c’est dommage ! Tu n’as pas les yeux de ta maman.’ »
Lisa Azuelos confie avoir eu un lien particulier avec l’œuvre de sa mère, décédée en 2019 : « J’ai toujours, quasiment, mis dans tous mes films une chanson de ma mère […] Ses chansons, c’est probablement ce que j’ai entendu au moment où j’avais la meilleure relation avec elle, puisqu’elle faisait des Olympia, elle faisait des tournées quand j’étais dans son ventre. »
Et de conclure : « Ses chansons m’ont bercée à un moment où elle n’était pas encore une mauvaise mère, puisqu’elle était obligée de me porter et me supporter. »
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