Mise en retrait de Léa Salamé : France Télévisions réagit après une polémique concernant le salaire de la journaliste

Le 24 août dernier, Léa Salamé a annoncé son retrait de la présentation du 20h de France 2 en raison de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle française. Depuis, c’est donc son joker Jean-Baptiste Marteau qui présente le JT.
Un remplacement qui va encore durer puisque Raphaël Glucksmann vient de remporter la primaire de la gauche. La question du salaire perçu par la journaliste, qui a gardé la présentation de « Quelle époque ! », a alors surgi. Dans un compte rendu d’une réunion avec la direction de France Télévisions, qui s’est tenue le 10 septembre dernier, la CGT (Confédération générale du travail) a précisé que le « salaire de Léa Salamé ne sera pas suspendu », malgré sa mise en retrait du 20h de France 2. La journaliste continuerait donc de percevoir la même rémunération, soit 25.000 euros par mois, selon Libération.
Un maintien justifié dans le compte rendu par le fait que Léa Salamé a toujours le statut de rédactrice en chef et poursuit son travail au sein de la direction de l’information. Elle pourrait en effet réaliser des documentaires et présenter des émissions spéciales dans les prochains mois, indique TV mag.
La révélation du maintien de sa rémunération a créé la polémique. Une polémique qu’a souhaité immédiatement éteindre France Télévisions.
Le médiateur Pascal Doucet-Bon a ainsi rédigé un article sur le site de franceinfo : « Le groupe est habitué à gérer des cas de candidats ou de conjoints de candidats à des élections de tous niveaux, avec un principe clair : un journaliste candidat ou son ou sa conjoint(e) n’a rien fait de mal. Le journaliste n’est pas un sous-citoyen qui n’aurait pas le droit de se présenter à une élection ; son ou sa conjoint(e) n’a rien fait de mal non plus. Il n’y a donc aucune raison, en droit comme morale, de le ou la punir », a-t-il écrit, précisant que « même si l’aménagement de poste est nécessaire pour respecter l’impartialité de France Télévisions, il n’est pas une sanction, même s’il est souvent douloureux pour la personne concernée ».
Le médiateur a ensuite souligné que Léa Salamé a travaillé sur les deux éditions spéciales liées à la visite du pape Léon XIV en France fin septembre et qu’elle produit et présente tous les samedis en deuxième partie de soirée « Quelle époque ! », talk-show pour lequel elle « ne touche pas de salaire de France Télévisions ».
« Léa travaille par ailleurs sur plusieurs documentaires sur l’actualité internationale. Nous avons lancé le développement de ces documentaires le 28 août », a ajouté Philippe Corbé, directeur de l’information du service public. « Elle fait désormais partie de la direction des magazines d’information », a encore précisé Pascal Doucet-Bon. « Il est donc faux de dire qu’elle est « payée à ne rien faire » », a-t-il martelé.
« Le salaire de Léa Salamé à la direction de l’information de France Télévisions est composé de plusieurs éléments correspondant à ses tâches », a assuré le médiateur. Et Philippe Corbé d’affirmer : « La partie de sa rémunération liée à sa présentation du « 20 Heures » a été supprimée ». « Son salaire est donc réduit », a, pour sa part, conclu Pascal Doucet-Bon.
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