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L’édito de Benoît Franchimont  : réseaux sociaux, amis ou ennemis ?

L’édito de Benoît Franchimont, rédacteur en chef.
Rédacteur en chef Temps de lecture: 2 min

La mobilisation dans les rues, tant en France qu’en Belgique ou en Italie, a un point commun : les manifestants utilisent les réseaux sociaux, TikTok, Snapchat, X ou Instagram surtout, pour organiser les protestations. C’est la première fois que ces médias sociaux ont une importance aussi capitale. Les casseurs aussi les emploient pour organiser leurs délits et vanter leurs actions par la suite. Des voix, comme celle du bourgmestre de Liège, s’élèvent pour fermer ces réseaux en cas d’incident. C’est techniquement faisable, mais idéologiquement regrettable. C’est en Chine ou en Russie, dans des dictatures, que les réseaux sont cadenassés, verrouillés, contrôlés, fermés. Par contre, les appels à la violence doivent être stoppés immédiatement par les gestionnaires de ces réseaux. Là aussi, c’est techniquement possible, mais Meta, TikTok ou X restent sourds aux demandes des autorités. L’autre question qui nous taraude, c’est la désinformation à l’œuvre sur ces réseaux. Fausses vidéos en IA ou faits inventés de toutes pièces y sont légion, souvent dans l’unique but d’attiser la haine. Qui se cache derrière ces mensonges ? Dans un climat de guerre hybride avec la Russie ou même de défiance vis-à-vis des États-Unis, dont les deux gouvernements sont des soutiens avérés de l’extrême droite européenne, des manipulations, destinées à semer la pagaille chez nous, sont probables, pour ne pas dire certaines. Mais avec quelle ampleur ? Mystère. Le ministre de la Défense, Theo Francken, a expliqué que des enquêtes étaient en cours à ce sujet. Curieux d’en connaître les résultats, s’ils sont divulgués un jour…

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