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L’édito de Pierre de Vuyst : le Roi et Bart De Wever entraînés dans une danse avec le diable

L’édito de Pierre de Vuyst, rédacteur en chef adjoint.
Temps de lecture: 2 min

Lundi 2 novembre, le Roi a reçu plus tôt qu’à l’accoutumée son Premier ministre Bart De Wever pour un très singulier « colloque singulier » : pour la deuxième fois depuis le début de son mandat, De Wever a présenté sa démission et celle de son gouvernement au Souverain, suite à l’échec des négociations budgétaires fédérales. Le Roi a tenu sa décision en suspens et souhaite consulter les présidents des partis de la majorité avant de se prononcer. Philippe appelle aussi solennellement au sens des responsabilités de chacun. Bref, le chef de l’État redonne du temps et une chance au nationaliste flamand de « sauver le brol » fédéral, ou plutôt une majorité Arizona tiraillée par des convictions diamétralement opposées.

Un acte de plus dans la pièce que nous jouent le républicain flamingant et le Souverain belgicain, entraînés l’un et l’autre dans une « danse avec le diable ». Ce partenariat très pragmatique, le journaliste Wouter Verschelden le détaille brillamment dans un livre éponyme passionnant (édité aux éditions Manteau en français et en néerlandais), qui raconte les coulisses de trente années de relation entre le « Seize » et le Palais royal. Selon lui, ce mariage improbable entre Philippe et Bart fonctionne du tonnerre ! Les deux personnalités de l’exécutif, dont les stratégies et les intérêts tellement très différents finissent par se rejoindre, exécutent un slow sulfureux avec la perfection de danseurs étoiles…

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