La pomme d’amour et de sucre
L’histoire à table de la semaine.
Au commencement était la pomme, pas celle d’Adam, ni celle d’Ève d’ailleurs, mais bien la petite pomme sauvage qui est apparue pour la première fois à la Préhistoire, sur les plateaux d’Asie centrale et occidentale. À vrai dire, ce sont surtout les habitants de l’actuel Kazakhstan qui revendiquent haut et fort la paternité de ce fruit qui, au gré du commerce, parviendra, dans l’Antiquité, chez les Grecs et les Romains qui se sont aussitôt mis à la cultiver, lui conférant peu à peu une douceur qu’elle n’avait pas au départ. Dans les années 100 avant J.-C., la petite « malus pumila » roula jusque dans le nord de l’Europe, pour le plus grand bonheur des populations celtes et germaniques. Jusque-là, tout allait bien. Les médecins, « One apple a day keeps the doctor away » (« Une pomme par jour éloigne le médecin »), en recommandaient même la consommation.










