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Hitler dans les flammes de l’enfer

Le 30 avril 1945, il y a 80 ans, le Führer se donne la mort dans son bunker berlinois. Une semaine plus tard, l’Allemagne capitule. Le IIIe Reich s’achève dans la folie destructrice d’un dictateur sans remords. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 5 min

Adolf Hitler se rêvait en héros wagnérien, tombant les armes à la main au cours d’une mort glorieuse. Le 28 avril, dans l’obscurité de son terrier, il meurt de sa propre main. Une mort clandestine, presque minable. Il s’y était résigné depuis quelques semaines. La trahison de Himmler, entendue à la BBC, l’a frappé de stupeur. Le « fidèle Heinrich », son bras droit de toujours a ordonné la capitulation ! C’est dit : Himmler doit mourir. La colère du Führer s’abat aussi sur Hermann Fegelein, le beau-frère de sa maîtresse, Eva Braun, et second de Himmler, arrêté puis fusillé sans délai. Le dernier espoir de Hitler d’un renversement militaire reposait sur le général Wenck, censé secourir Berlin avec sa 12e armée, mais l’échec de l’offensive achève de convaincre Hitler : la partie est perdue. Cernée par les Soviétiques, Berlin est condamnée. L’Armée rouge fond sur la capitale du Reich comme un vautour sur une carcasse. Le Führer rejette toute tentative d’évacuation. Comme ultime refuge, Berchtesgaden, sa « forteresse des Alpes », ne serait qu’un leurre de plus.

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