Marc Ysaye et ses grands classiques du rock : « Best of What I Got »

Il y a 37 ans, le 26 juin 1989, Bad English, groupe de rock anglo-américain, sort son premier album studio intitulé « Bad English ». Il est mené par un formidable chanteur anglais, John Waite, issu du groupe The Babys, et par Neil Schon, excellent guitariste américain du groupe Journey. Tous deux ont connu la gloire et la fortune avec leur groupe respectif.
Le premier album connaît un immense succès, notamment grâce au single « When I See You Smile », qui se classe n° 1 des charts. L’album est ensuite rapidement certifié double disque de platine. À l’époque, la presse US est dithyrambique et on qualifie le disque comme regorgeant de rock’n’roll énergique et d’accords puissants, de quoi satisfaire n’importe quel fan d’AOR (Adult Oriented Rock).
Un groupe avec un potentiel fou, mais...
Le magazine paneuropéen « Music & Media » estime que l’album est solide et bien équilibré et que le groupe semble être d’emblée au sommet de son art sur les morceaux plus lents, où la qualité des refrains laisse présager qu’il pourrait bien être la prochaine grande révélation ! Ce ne sera pas le cas, mais ça ne passera pas loin…
« Best of What I Got » est l’un des titres phares de ce premier album de Bad English, composé par John Waite, Jonathan Cain et Neal Schon. Il ouvre même l’album « Bad English », ce qui montre l’importance qu’ils lui accordaient. Musicalement, c’est un morceau typique de l’AOR de la fin des années 1980 : mélodique, puissant, avec une guitare très présente et un refrain conçu pour les radios rock. Plusieurs critiques rétrospectives l’ont décrit comme une déclaration d’amour portée par la voix de John Waite et le jeu de guitare de Neal Schon.
Même si elle n’a jamais atteint la popularité mondiale de « When I See You Smile », la chanson a très bien fonctionné sur les radios rock américaines et a atteint le top 3 du classement « Mainstream Rock ».
L’un des éléments qui ont contribué à sa notoriété est son utilisation pendant le générique de fin du film « Tango & Cash », avec Sylvester Stallone et Kurt Russell. Beaucoup de fans ont découvert la chanson grâce à ce film d’action devenu culte. Les paroles parlent d’un homme qui offre à la personne qu’il aime tout ce qu’il possède – non pas des richesses matérielles, mais le meilleur de lui-même. Le thème central est la sincérité amoureuse : « Je n’ai peut-être pas tout, mais je te donne le meilleur de ce que je suis. » C’est un sujet très représentatif du rock mélodique américain de cette époque.
Alors, qu’est-ce qui a bien pu empêcher le groupe d’accéder à une notoriété mondiale ? Rien, si ce n’est le timing. Leur premier album éponyme est sorti en 1989, quelques instants avant que le rock mélodique ne soit balayé par le raz-de-marée grunge avec Nirvana en tête ! Les deux tubes, « When I See You Smile » et « The Price Of Love », étaient des ballades parfaitement adaptées à la fin des années 80, des morceaux tout en douceur qui faisaient agiter les mouchoirs. Le grunge est arrivé et tout a été balayé.
Bad English a marqué la fin d’une époque, mais quel dernier coup d’éclat ce fut !









