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Marc Ysaye et ses grands classiques du rock : « Life‘s what you make it »

« Life‘s what you make it », Talk Talk (1986)
Par Marc Ysaye
Temps de lecture: 3 min

Talk Talk est un groupe majeur des années 80 qui, à l’instar des Beatles, a su évoluer d’album en album avec un talent éblouissant. « The Colour of Spring » est sorti en 1986.

Mark Hollis, le leader, entame des études de psychologie à l’université de Londres. Il fonde Talk Talk en 1981 avec Paul Webb à la basse, Lee Harris à la batterie et Simon Brenner aux claviers. En 1982, ils sortent un premier album, « The Party’s Over ».

Après le départ du claviériste Simon Brenner en 1983, Talk Talk devient un trio composé de Hollis, Webb et Harris. En 1985, fort du succès de leur album précédent « It’s my Life » et surtout des singles « Such a Shame », « It’s my Life » et « Dum Dum Girl », le groupe obtient un crédit illimité de la part de leur label EMI.

Mark Hollis s’adjoint alors les services de Tim Friese-Green en tant que producteur et cocompositeur. Il laisse libre cours à sa créativité au sein du studio situé à Camden Town dans la banlieue de Londres. Le groupe va y passer la majeure partie de l’année 1985 pour peaufiner les huit titres qui composeront l’album.

Créativité totale !

Fermement aux commandes et délivrés de toute contingence matérielle, Mark Hollis et Tim Friese-Green vont développer des méthodes de travail peu orthodoxes. Lorsqu’un musicien est convié pour une session d’enregistrement, ils ne donnent aucune indication sur ce qu’ils veulent. Ce manque de direction va obliger les musiciens à puiser dans leur propre créativité. Lorsque le groupe fait parvenir les mixages à leur manager Keith Aspen, pour lui, il n’y a pas de hit sur cet album et Talk Talk va droit dans le mur.

Aspen contacte alors les deux responsables du groupe chez EMI, Dave Ambrose et David Nunns, en leur demandant de jouer le mauvais rôle et de signifier au groupe que leur album manque furieusement de titres « commerciaux ». Rendez-vous est pris avec Mark Hollis et Tim Friese-Greene.

Ils s’attendaient à ce que les deux musiciens tournent les talons immédiatement, mais ce ne fut pas le cas. Mark et Tim prirent ça comme un défi à relever et se remirent au travail. Friese-Greene en 2006 : « J’avais une boucle de batterie qui ressemblait vaguement au rythme de “Running up that Hill” de Kate Bush et Mark jouait “Green Onions” de Booker T par-dessus. Soudain, David Rhodes inventa le célèbre riff de guitare de « Life’s what you make it » et le morceau commença à se construire un peu comme par magie. »

Mark Hollis trouve rapidement un riff de piano et un tube était né ! Le texte est un hymne à la fragilité de la nature. On le voit d’ailleurs très nettement dans le clip qui mettra en scène toute une série de petits animaux captés sur le vif. Cette chanson s’inscrit dans la droite ligne de « It’s My Life » sur l’album précédent, qui est aussi une célébration de la beauté et de la fragilité de la Terre.

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« Life’s what you make it » contribuera au succès de l’album qui se vendra à plus de 2 millions d’exemplaires de par le monde, ce qui le place en première position dans la discographie du groupe.

En 1998, Mark Hollis proposera un premier et dernier album solo sans titre. Ce disque, d’une rare délicatesse, sera un échec commercial. Depuis retiré de la scène, Mark Hollis ne donnera plus de nouvelles jusqu’à l’annonce de son décès qui surviendra le 25 février 2019 à l’âge de 64 ans.

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