Accueil Édito

L’édito de Benoît Franchimont : le réchauffement climatique tue

L’édito de Benoît Franchimont, rédacteur en chef.
Rédacteur en chef Temps de lecture: 2 min

Le ministre de la Défense, le N-VA Theo Francken, est connu pour ses tweets en rafale. Pas aussi compulsif que Trump, mais pas loin. Et ici sur la même ligne que le leader américain climatosceptique. La semaine passée, il s’attaquait au traitement médiatique de la canicule en cours. « Il fait chaud deux jours et on dirait qu’on va tous mourir à nouveau. Mon Dieu, ces journalistes, où vont-ils encore chercher ça ? », écrivait-il. En néerlandais bien sûr, on vous a traduit.

Alors, les journalistes en font-ils trop ? Ces canicules sont-elles normales, habituelles ? Pas vraiment. Comme le rapporte « Le Soir », le Centre d’analyse des risques du changement climatique (Cerac), qui évalue les risques climatiques en Belgique et conseille les ministres (dont M. Francken), relève que les températures extrêmes sont en augmentation en Belgique et que les vagues de chaleur constituent désormais « un risque majeur » pour le pays.

Le réchauffement s’accélère : entre la fin du XIXe siècle et la période 1991-2020, notre pays a enregistré un réchauffement moyen de 1,5°, qui est subitement passé à 2,2° dès 2020. L’intensité des vagues de chaleur a déjà été multipliée par quatre depuis les années 1970. Et elle va s’accentuer dans les années qui viennent. Avec des risques sanitaires jugés graves. Ce stress thermique pourrait causer à terme plus de 1.000 décès supplémentaires chaque année en Belgique. Cela concerne surtout les plus de 80 ans. Alors, M. Francken, non, on ne va pas tous mourir de chaud. Mais beaucoup n’y survivront pas. Et il est temps d’ouvrir vos yeux.

L'actu en vidéo

 

Aussi en Édito

Voir plus d'articles

À la Une