Qui était François Pierre de La Varenne ?
L’histoire à table de la semaine.
Est-ce à lui ou à son éditeur, Pierre David, que l’on doit le joli jeu de mots qui sert de titre à ses ouvrages culinaires : « Le cuisinier françois », « Le pastissier françois », ou encore « Le confiseur françois » ? Nul doute que cette délicate homonymie entre son prénom et la forme ancienne du mot « français » aura fait sourire les gourmands du XVIIe siècle qui considéraient François Pierre de La Varenne comme le maître absolu en matière d’art culinaire. Il faut dire que jusque-là, la cuisine française héritée du savoir-faire médiéval était lourdement chargée en épices exotiques destinées notamment à colorer les plats et à camoufler la fraîcheur toute relative de certains mets. On usait donc encore abondamment de muscade, de cardamone, de cumin, de gingembre, de cannelle, de maniguette et de nigelle. Arrive alors François Pierre de La Varenne.










