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«Journalistes de merde»: Élise Lucet et son équipe insultées à l’assemblée générale de Carrefour

L’assemblée leur a réservé un accueil glacial…

Temps de lecture: 2 min

Cybersécurité, évasion fiscale, pédophilie au sein de l’Église, affaire Bygmalion ou encore une immersion inédite dans le monde merveilleux du travail ou des Paradise Papers… Depuis quatre ans, « Cash Investigation », le magazine présenté par Élise Lucet, passionne de nombreux téléspectateurs. Connue pour ses enquêtes fouillées riches en révélations, l’émission fait trembler les entreprises ou institutions auxquelles elle s’intéresse et entraîne surtout avec elle son lot de réactions, de plaintes… et parfois d’insultes.

Travail forcé et travail d’enfants

Mardi soir, Cash Investigation enquêtait sur la culture du coton, qui compose une grande partie de nos vêtements et l’exploitation humaine d’ouvriers au Bangladesh et en Ouzbékistan. Lors de cette enquête, Élise Lucet et son équipe se sont rendues à une assemblée générale de Carrefour – qui commercialisent des produits textiles de la marque Tex dont la matière première provient d’Ouzbékistan – pour interroger directement Georges Plassat, le président-directeur général.

Des questions qui dérangent

Très vite repérés dans la salle, les journalistes sont d’abord invités à sortir avant de voir s’installer à leurs côtés des vigiles. N’ayant le droit de ne poser aucune question lors de l’assemblée, Élise Lucet perd patience et décide de prendre de force la parole : «  Est-ce que vous savez que dans vos vêtements que vous vendez dans vos magasins Carrefour, on retrouve du coton ouzbek, et que pour récolter ce coton, le gouvernement donne lieu à du travail forcé massif et du travail d’enfant ? ». Ennuyé, Georges Plassat tente une réponse plutôt vague et décide de mettre un terme à leur entretien improvisé, en promettant à Élise Lucet et son équipe une interview sur le sujet.

Un appel au boycott

Promesse d’interview en poche, les journalistes se dirigent alors vers la sortie, sous les huées et les insultes du public : « Vendus ! », « journalistes de merde », « gauchistes dehors », « C’est nous qui vous payons ! », « Les fonctionnaires dehors  ! ».

Choqués par la séquence, de nombreux internautes ont appelé au boycott de la marque, sur Twitter.

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