Davina Delor a fait vœu de pauvreté et de chasteté!
Dans sa nouvelle vie de moine bouddhiste, elle s’appelle Gelek Drölkar.


En 1982, en compagnie de sa blonde complice Véronique, elle surgissait sur les petits écrans et, en quelques semaines, devenait une célébrité. Sur Antenne 2, le dimanche, à 9 heures du matin, elle réveillait les téléspectateurs avec une “Gym Tonic” très novatrice produite par Pascale Breugnot et en phase avec la mode de l’aérobic. Et comme si cela ne suffisait pas, les deux jeunes femmes allaient rapidement s’offrir un “buzz”, comme on ne disait pas à l’époque, en paraissant… seins à l’air sous la douche dans le générique de fin. Cette image, pourtant furtive, allait faire beaucoup parler et attirer vers “Gym Tonic” un public pas nécessairement sportif… Sur leur lancée médiatique, Véronique et Davina ont ouvert des salles de sport, sorti disques et livres… Il n’y avait alors que trois chaînes de télévision en France. Les audiences, moins éclatées, étaient sensiblement plus importantes qu’aujourd’hui et les animateurs plus connus. La presse people – que l’on ne nommait pas de la sorte – était moins fournie mais obtenir la couverture d’un hebdo (Véronique et Davina y eurent souvent droit) constituait un événement important dans une carrière.

Un monastère et quatre autres religieuses
La vie de Davina Delor (66 ans) a basculé en 2002 lors de sa rencontre avec le dalaï-lama. Déjà portée sur la culture bouddhiste grâce à sa maman, Davina a su qu’elle devait marcher dans cette voie. Pendant quinze ans, elle a appris, médité et organisé une existence qui lui convient davantage en devenant moine bouddhiste. « Je n’en pouvais plus de la course parisienne. Je n’avais plus le temps de réfléchir. Cet engagement spirituel a donné un sens à ce que je vis. Cette décision n’a pas été comprise par mon entourage. Certains ont rigolé, puis ont pris peur. J’ai perdu beaucoup d’amis qui pensaient que je partais dans une secte… Mais ils sont revenus depuis », confiait-elle récemment au “Parisien magazine”. Davina a fait vœu de pauvreté et de chasteté. Depuis son ordination, pour la religion bouddhiste, elle s’appelle Gelek Drölkar. Elle a créé un monastère en pleine campagne, dans la région de Poitiers. En fait, Davina Delor a transformé une vieille ferme acquise du temps de sa gloire télévisuelle. Avec quatre autres religieuses, elle se consacre à l’essentiel. Cela ne l’empêche pas d’écrire ou de donner des conférences, ou même de dispenser des cours de yoga. Mais une partie de l’argent qu’elle gagne est envoyée au Tibet. Bref, par rapport à son passé, toujours souple, Davina a fait le grand écart.








