Surfons tranquille: l’arnaque des clés de voiture

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Belpress

Vous souhaitez changer de voiture et, après avoir pris contact avec le revendeur de la marque, vous décidez de tenter de la revendre à meilleur prix, via les sites de petites annonces. Votre annonce est en ligne depuis quelques heures et vous êtes contacté par une personne se disant très intéressée. Elle vous demande de pouvoir vous rencontrer pour voir et essayer votre voiture. Vous acceptez, vous fixez un rendez-vous et deux hommes se présentent. Une inspection de la voiture, un essai rapide et ils vous annoncent qu’ils vous l’achètent et qu’ils vous la payent immédiatement. Ils sortent un smartphone, activent une application bancaire, vous demandent vos coordonnées et effectuent le paiement devant vous. Ils vous présentent l’écran qui mentionne que la transaction a bien été effectuée.

Autre technique : ils sortent 2.000 € comme acompte, par exemple, sur les 12.000 € que vous demandez pour votre voiture et vous expliquent qu’ils viendront vous déposer le solde dans quelques jours. Ravi d’avoir pu la vendre rapidement au prix espéré, vous leur remettez une clé. Ils vous expliquent que vous pouvez conserver les documents et ajoutent qu’ils veulent d’abord passer la voiture en atelier pour la nettoyer et faire quelques petites retouches au niveau carrosserie… Les jours passent et vous restez sans nouvelles, y compris du montant versé, qui n’est pas arrivé sur votre compte. Vous prenez contact avec votre banque où l’on vous explique que ce n’est pas une situation normale, que le montant en question ne peut pas avoir été payé via une application. Cette arnaque a fait de très nombreuses victimes en Belgique. N’hésitez donc pas à en parler autour de vous. Le conseil : ne remettez jamais les clefs de votre voiture à vendre sans être certain d’avoir reçu la somme totale !

Par Olivier Bogaert, en collaboration avec la Police et Classic 21.

Kesako : l’ordinateur radiateur

Du chauffage gratuit chez vous grâce à un ordinateur ? Ce n’est pas une plaisanterie. L’idée géniale vient de la constatation d’un gros très défaut des computers : ils dégagent de grandes quantités de chaleur. Lorsque des centaines de machines sont regroupées dans d’immenses data-centers, c’est même un gros problème. Sur ces sites, les ordis traitent à longueur d’années ce que l’on appelle du « big data », par exemple lorsqu’elles génèrent des « crypto-monnaies » (notamment le bitcoin). Non seulement ce travail nécessite une grande consommation d’énergie, mais en plus il faut assurer le refroidissement.

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Et si l’on arrivait à récupérer utilement cette chaleur ? Impossible, évidemment, dans les data-centers, mais la décentralisation des ordinateurs est facile grâce à la fibre optique. On peut, par exemple, installer ces machines dans des immeubles à appartements. C’est notamment l’idée d’une société française, Qarnot Computing, qui, grâce à 346 radiateurs-computers, assure le chauffage gratuit dans une résidence sociale près de Bordeaux. Les locataires ne paient pas l‘électricité nécessaire pour faire tourner les machines et ils peuvent adapter leur chaleur (en cas de canicule, les ordinateurs ne tournent pas). Bien entendu, les locataires n’utilisent en aucune manière la puissance de calcul de ces machines et n’ont pas accès aux données.

Par Jean-Marc Veszely

 
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