Six anecdotes sur la journée internationale des droits des femmes du 8 mars (vidéo)

Six anecdotes sur la journée internationale des droits des femmes du 8 mars (vidéo)
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En cette journée internationale des droits des femmes, quoi de mieux qu’un petit récapitulatif qui montre l’impact de ce 8 mars. En une courte vidéo, Le Soir épingle six anecdotes à savoir pour en comprendre la nécessité. Chez nous, des mobilisations sont prévues un peu partout : parmi elles, on notera le rassemblement prévu à Bruxelles. Et la première grève pour les droits des femmes !

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1. Un brin d’histoire

La création de cette journée internationale remonte à plus de 100 ans. Quant à établir quand exactement a eu lieu cette première mobilisation pour les femmes, il y a débat, même chez les historiens. Toujours est-il que les spécialistes s’accordent généralement à dire que les premiers temps forts de cette lutte se situent entre 1909 et 1911. En 1909, une manifestation nationale éclate aux États-Unis fin février. Le dernier dimanche de février est alors envisagé par le Parti socialiste d’Amérique.

L’année suivante, c’est à Copenhague que se joue l’avenir de cette journée du 8 mars devenue incontournable. À la Conférence internationale des femmes socialistes, une déclaration est votée à l’unanimité par 17 pays et insiste sur la création d’« une journée internationale des femmes ». À la tête de ce mouvement, Clara Zetkin, féministe historique qui était à l’époque à la tête du « Bureau de la femme » allemand pour le parti social démocrate. L’année d’après, plus d’un million de personnes participent à une large mobilisation, le 19 mars 1911, dans quatre pays : l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche et le Danemark.

2. Direction les urnes

Le 23 février 1917, les femmes russes descendent dans la rue. La colère gronde, surtout du côté de Pétrograd (l’ancien nom de Saint-Pétersbourg) : la guerre a ravagé le pays qui connaît également une pénurie alimentaire. Les femmes font grève et réclament « du pain et la paix ». S’ensuivent des manifestations en cascade dans la ville : ce qui mène à ce que l’on appellera la révolution de février 1917.

Toujours est-il que les femmes profitent de l’occasion pour réclamer le droit de vote. Malgré le fait qu’elles aient été menacées d’être abattues, elles ont tenu bon et ont fini par obtenir gain de cause. Notons d’ailleurs que cette date du 23 février faisait référence au calendrier julien, alors d’actualité en Russie. Le calendrier grégorien, lui, indiquait le 8 mars. Bien que la date actuelle du 8 mars fasse l’objet de plusieurs interprétations, celle-ci pourrait bien être l’explication historique la plus crédible.

3. L’officialisation

Ce n’est qu’en 1975 que l’Organisation des Nations unies s’empare de la cause en proclamant une Année internationale de la femme. L’initiative ne reçoit pas l’accueil positif imaginé. Ce qui pousse l’ONU, deux ans plus tard, à prendre une résolution historique. Comme le signale Le Monde, le texte invite « tous les États à proclamer (…) un jour de l’année ‘Journée des Nations unies pour les droits de la femme et la paix internationale ». Finalement abrégée en « Journée internationale de la femme » et célébrée, de par le monde, le 8 mars. Depuis, l’ONU en est le principal (et international) soutien.

4. Jour férié ?

C’est une première en Belgique : une grève est entamée par les femmes, au nom de leurs droits, ce vendredi 8 mars. Cette initiative, on la doit au Collecti.e.f 8 mars. Des dizaines de femmes sont rassemblées à Bruxelles. Une marche débutera par ailleurs dès 17 heures, probablement pour que les femmes qui ont choisi (ou n’ont pas eu le choix) de travailler en ce jour puissent être de la partie. Dans d’autres pays, cela ne se passerait pas de la sorte.

Ainsi, pour des dizaines d’autres nations, le 8 mars est désormais synonyme de jour férie. En voici quelques-uns, en vrac : le Cambodge, le Laos, l’Afghanistan, l’Arménie, la Mongolie, Cuba, le Vietnam, la Géorgie ou encore l’Ouganda.

5. Fête des femmes ou des mères ?

Certains pays font le choix de faire d’une pierre deux coups : journée internationale des droits des femmes rime alors avec fête des mères. Et oui, finalement, – notez l’ironie – à quoi bon accorder deux jours symboliques aux femmes quand on ne peut en choisir qu’un seul parmi les 365 (et même parfois 366) jours qui font le calendrier annuel ?

Parmi ces pays qui honorent cette double tradition, on épinglera la Macédoine, la Serbie, l’Albanie ou bien l’Ouzbékistan.

6. Journée à thème(s)

La journée des femmes n’est pas un jour comme les autres. Un thème officiel est choisi chaque année. En cette année 2019, les Nations unies ont opté pour la phrase d’accroche suivante : « Un monde équilibré est un meilleur monde ». Sur son site internet, l’organisation détaille : « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ».

« La thématique propose de réfléchir aux moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, notamment dans les domaines suivants : les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et la construction d’infrastructures durables », notent les Nations Unies dans leur communiqué. Processus en cours.

 
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