Woody Allen : personne ne veut éditer ses mémoires

Woody Allen : personne ne veut éditer ses mémoires
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Les choses vont bien mal pour Woody Allen depuis qu’il a été accusé d’abus sexuels par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Après que certains acteurs aient manifesté la volonté de ne plus jouer dans ses films et après que les producteurs aient marqué leur intention de ne plus collaborer avec lui, c’est maintenant au tour des éditeurs de refuser tous les projets de mémoires du réalisateur de 83 ans, selon les informations du New York Times.

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Les cinq grandes maisons d’édition américaines contactées par Woody Allen sont HarperCollins, Hachette, Macmillan, Simon&Schuster et Penguin Random House. Aucune n’a souhaité s’exprimer sur les raisons de leur refus, selon l’AFP.

Dylan Farrow avait accusé son père adoptif d’abus sexuel une première fois en 1992. À l’époque, deux enquêtes avaient été menées mais les poursuites à l’encontre du réalisateur avaient été abandonnées.

En 2018, Dylan accuse une nouvelle fois Woody Allen, soutenue par sa mère, Mia Farrow et son frère, Ronan Farrow. Les accusations sont réfutées, mais l’image de l’acteur est une nouvelle fois sérieusement entachée. D’autant plus que, selon BFM TV, il avait confié lors d’une interview accordée à la chaîne Canal 13 (Argentine) la même année qu’il estimait avoir le profil pour être un héros du mouvement #MeToo.

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Le boycott d’Amazon

Nous vous le disions, les sociétés de production ne voulaient plus avoir à collaborer avec le réalisateur. C’est le cas notamment d’Amazon qui a décidé de rompre l’engagement qu’elle tenait avec Woody Allen. Le financement de 68 millions de dollars des quatre nouveaux films du metteur en scène ne verra donc jamais le jour.

Woody Allen a assigné le groupe en justice. Le procès pourrait avoir lieu en 2020.

 
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