Skyline Airways, la compagnie aérienne qui n’a aucun avion: polémique et dossier gênant pour Cyril Hanouna (vidéo)
Ce lundi 30 septembre, le PDG de l’entreprise s’est rendu sur le plateau de Touche pas à mon poste pour s’expliquer suite à la controverse impliquant son entreprise qui pourrait ne pas en être une.
Skyline Airways, un nom d’entreprise qui fait polémique. Et pour cause : de nombreux soupçons entourent cette nouvelle compagnie aérienne. Compagnie aérienne dont Cyril Hanouna a fait la publicité à deux reprises. Le 21 septembre, lors de l’émission « La grande darka », l’animateur vedette de C8 a offert un voyage en Grèce à son public aux frais de Skyline Airways, comme le rappelle le Huffington Post.
Dans la foulée, plusieurs personnes ont mis en doute l’intégrité de cette entreprise. Un capital de 1 euro, des photos « trafiquées à partir de clichés d’avions de l’ancienne compagnie Air Berlin », comme l’écrit Le Parisien qui s’intéresse également à l’affaire. D’autant que la flotte de Skyline Airways ne comporterait aucun appareil. Mais aussi des publicités évoquant de nouvelles destinations alors que la compagnie n’était même pas encore enregistrée.
« Supposée compagnie aérienne » : Hanouna avec des pincettes
Rajoutons à cela que l’entreprise, questionnée par BFMTV, dit opérer depuis un mois mais ne peut fournir aucun numéro de vol et propose des vols sur le site alors qu’ils n’existent pas. « Pour des raisons de marketing, mais ils ne sont pas ouverts à la réservation », justifie l’entreprise.
Face à la controverse, Cyril Hanouna a tenu à jouer franc jeu et a invité le PDG de l’entreprise, Rayan Squaratti, sur son plateau. Jamais le boss de TPMP n’a prononcé les deux mots qui composent le nom de la société. Il a préféré parler de « supposée compagnie aérienne ». Face aux questions de la bande de « Touche pas à mon poste », Rayan Squaratti s’est défendu d’avoir créé une arnaque.
De la sous-traitance ?
Cyril Hanouna a demandé « toute la vérité » après avoir été « énervé tout le week-end » : « Ce dont j’ai eu peur et j’ai toujours peur, c’est que ça soit des petits malins qui vont se barrer avec l’argent ». Le fondateur de Skyline Airways reconnaît une « erreur de communication » à la suite du montage photo. Mais il conteste toute manipulation : « On n’a pas d’avion. Mais on a comme projet d’avoir des avions identiques à ceux-là ».
Questionné sur sa stratégie alors que sa compagnie n’a pour l’heure aucun avion en flotte propre, Rayan Squaratti a tenté de s’expliquer, assurant faire pour l’instant de la sous-traitance en utilisant des places restantes sur d’autres compagnies ou en affrétant des avions loués : « On loue un avion vide pour 10.000 euros de l’heure qu’on remplit de passagers. On ne vend pas de place d’autres compagnies aériennes ».
Le voyage en Grèce assuré malgré tout
Mais le PDF de Skyline Airways n’est pas pour autant sorti d’affaire avec ces quelques explications télévisées. Le 27 septembre, la DGAC – la direction générale de l’aviation civile – assure que l’entreprise n’est pas une compagnie aérienne. « Elle se présente comme un courtier basé à Lyon qui propose des vols inexistants d’autres compagnies », écrit la DGAC sur Twitter qui assure par ailleurs qu’elle va saisir la brigade chargée de la répression des fraudes. Le cas Skyline Airways n’a donc pas fini de faire polémique, même si son fondateur se veut confiant : « Tout est en règle, on attend la DGCCRF ».
Reste à comprendre comment l’émission TPMP a pu s’acoquiner avec Skyline Airways. Le Parisien croit détenir la vérité à ce sujet. L’agence de communication Shauna Events – par ailleurs créée par la chroniqueuse de « Touche pas à mon poste » Magali Berdah – a mis en relation la société de production de TPMP H2O et Skyline Airways, tout simplement. Supposons donc qu’aucune vérification n’a été faite par C8 ou H2O au sujet de ce partenaire quelque peu polémique. Mais que les spectateurs de C8 n’aient crainte : Cyril Hanouna a assuré que le voyage en Grèce était maintenant : « On les fera partir quoi qu’il arrive, quelle que soit la compagnie (…) On va s’en occuper ».








