Dans une rare déclaration publique, Diam’s se livre sur sa dépendance aux médicaments: «J’ai fini dans une ambulance»

Diam’s, en concert, en 2009.
Diam’s, en concert, en 2009. - BelgaImage

« Je reçois énormément de messages de la part d’hommes et de femmes qui sont tombés sous ‘l’emprise des cachets’ (antidépresseurs, somnifères, etc.). Un grand nombre de personnes me demandent comment je m’en suis sortie », établit Diam’s sur son compte Instagram. Loin des feux des projecteurs depuis de nombreuses années, l’ex-rappeuse française a tenu à répondre à tous ces fans anonymes, elle qui n’a jamais caché la dépression dont elle a brièvement parlé dans son livre sorti en 2015 « Mélanie, française et musulmane ».

« Il est vrai que je ne me suis pas attardée dessus dans mon livre mais avant ma conversion à l’Islam, je me suis retrouvée avec 9 cachets à prendre par jour », livre-t-elle sur Instagram, dans des messages postés en Stories, c’est-à-dire des posts voués à disparaître endéans les 24 heures après leur publication. Diam’s a pris le temps de répondre aux questionnements de ses followers. Elle avoue qu’elle « ne s’en sortait pas », même si elle était « convaincue qu’une vie normale était possible sans tous ces traitements ».

Résultat, elle a d’abord tenté de tout arrêter du jour au lendemain. Exit les cachets. Mais « le choc fut trop violent », « j’ai fini dans une ambulance », raconte celle qui est connue pour de multiples tubes comme « La Boulette », « Dans ma bulle » et autre « Confessions nocturnes ». Finalement, c’est un psychiatre qui l’a aidée à échapper aux cachets. Pendant plusieurs mois, Mélanie Georgiades a réduit les doses.

« Il m’a indiqué comment cesser progressivement chaque médicament », raconte celle qui estime que le psychiatre l’a « tant aidée » : « Quiconque n’a pas vécu la dépression ne peut comprendre la dépression ». Dans son livre, elle avait évoqué ces douloureux moments, comme le note BFMTV : « C’était donc ça la dépression : ne plus rien ressentir, ne plus avoir envie de rien, passer son temps à compter les heures, regarder la télévision sans s’y intéresser, et scruter le plafond sans arrêt ».

Sur Instagram, l’ancienne chanteuse d’origine chypriote a plaidé pour que « le Très-Haut vous vienne en aide. Je sais ô combien votre souffrance est grande », en référence à ses abonnés touchés par la dépression. « Nous le savons bien, derrière la dépendance aux cachets, il y a de nombreuses souffrances, blessures, ou questions existentielles laissées sans réponse. Pour ma part, c’est bien après que j’ai compris : ‘'L’errance de mon âme ne pouvait se soigner avec des substances chimiques’ ».

 
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