Les éléphants d’Asie, les jaguars et les requins appelés à être mieux protégés
Une conférence internationale est réunie pour alerter de l’urgence de la situation, notamment concernant les espèces migratrices. Les deux premières puissances mondiales, les USA et la Chine, se sont fait remarquées… par leur absence.

Au vu du déclin rapide de leurs populations, une dizaine d’espèces, dont les éléphants d’Asie, les jaguars, les requins longimanes et plusieurs oiseaux, devraient être ajoutées à la liste des espèces migratrices à protéger par les pays signataires de la Convention de Bonn, réunis jusqu’à samedi en Inde.
Le braconnage et la destruction des habitats naturels en ligne de mire
Le vote en plénière de la 13e session de la Conférence des parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (COP 13 de la CMS) est attendu samedi. Les espèces inscrites sur l’annexe I de la Convention sont considérées comme en danger d’extinction et bénéficient de la protection des pays signataires. Plusieurs autres espèces devraient être ajoutées à l’annexe II, qui recense celles dont l’état de conservation est défavorable.
Le braconnage et la destruction des habitats naturels sont les principales raisons du déclin d’espèces migratrices. Selon l’ONU, un million d’espèces animales et végétales sont menacées de disparition au cours des prochaines décennies.
Parmi celles-ci, les éléphants d’Asie sont particulièrement visés par les braconniers pour leur ivoire, les jaguars ont perdu 40% de leur habitat au cours du siècle écoulé et les requins longimanes, dont l’aileron est consommé en Chine sous forme de soupe, sont devenus l’espèce de requin la plus menacée en raison de la surpêche.
Près de 130 pays sont représentés à la COP 13 de la CMS, parmi lesquels de nombreux Etats européens, y compris la Belgique, d’Amérique du sud et d’Afrique. Les Etats-Unis, la Chine et la Russie, en revanche, brillent par leur absence.








