Covid, Corona et Lockdown: en Asie, des prénoms désormais en vogue pour les nouveaux nés

Un bébé né en période de coronavirus au Mexique. Précautions de mise
! Photo d’illustration.
Un bébé né en période de coronavirus au Mexique. Précautions de mise ! Photo d’illustration. - BelgaImage

Au départ, il y a eu Corona Kumar, puis Covid Marie : au fil des jours, de plus en plus de parents ont donné à leur nouveau-né un prénom faisant allusion au coronavirus, visiblement indifférents aux conséquences à long terme de leur choix. Quand Colline Tabesa a donné naissance le 13 avril à une petite fille à Bacolod, aux Philippines, elle a décidé en accord avec le père, John Tupas, d’exprimer toute sa gratitude après cet accouchement sans histoire.

« Ce Covid-19 a causé des souffrances considérables à travers la planète », souligne M. Tupas, 23 ans, qui a souhaité que sa fille porte « un prénom qui nous rappelle que le Covid nous a épargnés ». C’est pour cette raison que le nouveau-né est devenu Covid Marie.

« Elle pourrait être victime d’intimidations »

Quelques semaines plus tôt, deux mamans du sud-est de l’Inde ont eu la même idée. Elle leur aurait été soufflée par un médecin de l’hôpital où leurs bébés ont vu le jour. L’une s’appelle désormais Corona Kumar et l’autre Corona Kumari. « Je leur ai dit que cela aiderait à sensibiliser (les gens) à la maladie et à faire disparaître les préjugés qui l’entourent », explique le médecin, S.F. Basha. « À ma grande surprise, elles ont accepté », raconte-t-il.

Une idée similaire a germé dans la tête d’un couple de travailleurs migrants du nord-est de l’Inde qui s’est retrouvé bloqué à des milliers de kilomètres de leur domicile, dans l’Etat du Rajasthan. Ils ont choisi d’appeler leur fils « Lockdown », ce qui signifie en anglais confinement. « Nous l’avons appelé Lockdown en nous souvenant de tous les problèmes auxquels nous avons fait face durant cette période difficile », a raconté le père de famille à des médias.

M. Tupas, papa de Covid Marie, dit avoir fait l’objet de critiques via les réseaux sociaux pour son choix singulier qu’il ne semble pas regretter. « Elle pourrait être victime d’intimidations, mais je vais juste apprendre à ma fille à être une bonne personne », a-t-il assuré.

AFP

 
  • Un million de ménages belges payent trop cher leur électricité et/ou leur gaz, faute de choisir le meilleur contrat. En cette période de hausse, un maître-mot: comparer!

    Énergie: économisez 500 euros

    Avec la hausse des prix, c’est le moment de regarder son contrat de près. Et d’opter pour des formules moins chères.

  • Les «balades sauvages» permettent de découvrir et reconnaître les plantes comestibles.

    Ces plantes sauvages comestibles

    Les plantes sauvages sont souvent considérées comme de mauvaises herbes. Elles sont pourtant comestibles dans 9 cas sur 10 !

  • À la côte belge, des caméras intelligentes installées par Westtoer mesuraient l’affluence en pleine crise du Covid-19.

    Big Brother, même pendant son jogging

    Dans un parc de Louvain, des caméras scrutent les activités sportives des citoyens. Cette nouvelle initiative interpelle : jusqu’où va la surveillance des Belges ?