Le témoignage poignant de Christophe, rescapé du Covid-19 après 11 semaines de coma (vidéo)

Le témoignage poignant de Christophe, rescapé du Covid-19 après 11 semaines de coma (vidéo)
Capture d’écran Youtube

C’est une histoire qui se termine bien et pourtant, Christophe Koopmans, 45 ans et père de deux filles, a bien failli rejoindre les 9.821 décès belges dus au Covid-19 à dater du 26 juillet. Alors qu’il ne présente aucun problème de santé en temps normal, cet habitant de Saint-Trond a contracté une version très agressive du Covid-19. Pendant des semaines, il lutte entre la vie et la mort. Aujourd’hui rétabli, il a raconté son calvaire à RTL pour alerter sur la dangerosité de la maladie, au moment même où la crainte d’une deuxième vague se fait toujours plus concrète.

« Un miracle » qui rappelle la dangerosité de la maladie

Sa bataille contre la maladie commence le 19 mars. Après avoir participé à un carnaval dans sa ville comme le note la VRT, Christophe Koopmans tombe malade. « Je pensais que c’était une simple grippe. J’ai appelé le médecin et m’a dit pour le moment vous n’avez pas de symptômes du covid-19. Reposez-vous et prenez des Dafalgan. Deux, trois jours plus tard, je veux monter me coucher. Je montais les escaliers au milieu et je me suis arrêté. Je ne savais plus monter. J’ai dit à mon épouse que j’allais dormir dans le fauteuil », raconte-il à RTL.

Mais dès le lendemain, la situation ne devient plus tenable. Il est amené à appeler une ambulance et est amené à l’hôpital de Saint-Trond tout proche. La descente aux enfers continue alors avec un passage aux soins intensifs, puis à l’hôpital de Leuven où des médecins lui annoncent qu’il doit être placé en coma artificiel. « J’ai appelé mon épouse un mardi soir. Je lui ai dit : ils vont me mettre dans le coma. Là, vous vous sentez, très petit. Je me suis dit : va-t-on un jour me réveiller ? », dit-il. Puis commence un long sommeil… de onze semaines. Les docteurs ne sont alors guère optimistes, estimant ses chances de survivre à 1%. « Parfois l’hôpital appelait au milieu de la nuit et disait "tenez-vous prêtes, ça ne va vraiment pas. Ça ne va pas aller" ».

Finalement, il se réveille aux côtés d’un médecin qui lui explique la situation : « Ça va ? Vous êtes aux soins intensifs de Louvain. Vous ne pouvez pas encore parler. Vous avec un tuyau. Ok ? Mais ça va déjà beaucoup mieux ». Commence ensuite un long travail de rééducation de plus de cinq semaines pour réapprendre à parler, manger, bouger… Aujourd’hui, il est tiré d’affaire et surnommé « le miracle de Louvain ». « Mes reins fonctionnent bien. Tous mes organes aussi. J’ai eu beaucoup de chance », se réjouit-il.

Mais avec le contexte de reprise de l’épidémie, Christophe Koopmans n’a pas voulu rester muet et préfère témoigner pour inciter la population à respecter les mesures de sécurité sanitaire : « Ce n’est pas pour rire. Ce n’est pas une simple grippe. Suivez, s’il vous plaît, les règles diffusées dans les médias ».

 
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Signé Stéphane Bern